31, rue de la République PDF

Hassan Diab, un Canadien d’origine libanaise a été extradé le 15 novembre 2014, vers la France où il est en détention provisoire jusqu’au prononcé d’un non-lieu, le 12 janvier 2018. La verrière de la synagogue s’effondre sur les fidèles, une des portes est soufflée. France, est également tuée sur le coup alors qu’elle marchait sur le trottoir, tout comme Jean Michel Barbé, chauffeur d’31, rue de la République PDF famille qui fréquente la synagogue.


Ce récit autobiographique, illustré de photographies, raconte l’enfance d’un Français né en région parisienne, de parents maghrébins, et évoque son parcours, sa famille, son rapport aux origines, la réappropriation et l’acceptation de son identité riche et multiple. La vision qu’il livre remet en cause nombre d’a priori et de clichés trop souvent véhiculés à propos de l’immigration et des banlieues. Cet ouvrage est aussi l’histoire d’une amitié : le coauteur, Vincent Migeat, accompagne Abderrhamane Boufraïne de son regard de photographe et de notes personnelles en marge de ses photographies. Un voyage en Algérie, sur les traces du père, est également l’occasion d’une réflexion sur l’histoire, sur les héritages, sur l’identité.

La plaque commémorative apposée sur la façade indique :  À la mémoire de Jean Michel Barbé, Philippe Bouissou, Hilario Lopez Fernandez, Aliza Shagrir tués lors de l’odieux attentat perpétré contre cette synagogue le 3 octobre 1980 . Le lendemain, une manifestation spontanée de plusieurs milliers de personnes se tient devant la synagogue, puis part sur les Champs-Élysées, tandis que d’autres manifestations de protestation ont lieu dans des villes de province. Les défilés prennent prioritairement pour cible le gouvernement de droite alors au pouvoir. La campagne présidentielle vient de débuter et Jean-Pierre Chevènement dénonce dans Le Monde la  véritable osmose  s’est créée entre une partie du personnel dirigeant giscardien et l’extrême droite . La police comme la DST ont cependant très tôt la certitude que la FANE n’est pas en mesure d’avoir commis l’attentat et privilégient la piste moyen-orientale.

En juillet 1981, Gaston Deferre, nouveau ministre de l’Intérieur, exige encore que les policiers orientent leurs recherches vers les milieux d’extrême droite. Un an après l’attentat, Jean-Yves Pellay, responsable du Service d’Ordre de la F. Il déclare au journal le Matin:  On m’a demandé d’infiltrer la FANE. Les auteurs de l’attentat n’ont jamais été retrouvés. Remis en liberté fin mars 2009 sous de très strictes conditions, Hassan Diab doit notamment porter un bracelet électronique. Le juge d’instruction chargé de cette enquête ordonne le 27 octobre 2016, la remise en liberté d’Hassan Diab, avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique. Le 24 avril 2017, le juge d’instruction ordonne, pour la sixième fois, la remise en liberté de Diab.

Le 12 janvier 2018, la justice française prononce un non-lieu et ordonne la libération immédiate d’Hassan Diab. Annette Lévy-Willard,  La rue Copernic attend l’extradition , sur Libération. Attentat de la rue Copernic : Ottawa ordonne l’extradition d’un suspect vers Paris , sur Le Monde. Jean-Pierre Pochon, Les Stores rouges, au cœur de l’infiltration d’Action directe, Éditions des Équateurs, 2008. La Subversion de l’extrême droite radicale face à l’État durant la Ve République , Nicolas Lebourg, 30 mai 2010. France Info,  Attentats de la rue Copernic : le suspect  victime d’homonymie  ? Attentat de la rue Copernic : le poseur de bombe présumé interpellé au Canada , L’Express, 13 novembre 2008.