A comme Association, III : L’étoffe fragile du monde PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La tunique d’Argenteuil conservée à la basilique Saint-Denys d’Argenteuil est selon la A comme Association, III : L’étoffe fragile du monde PDF une relique de la Sainte tunique du Christ. Les fibres sont en laine et les fils sont d’une grosseur très régulière. Il s’agit d’un tissu souple et léger.


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Le tissage est uniforme et régulier torsadé en « Z », réalisé sur un métier à tisser primitif. Il s’agit d’un procédé de tissage régulier dont la technique ne s’est pas perdue en Orient. Son tissu brun foncé est contemporain des tissus orientaux des premiers siècles de l’ère chrétienne. Sainte Tunique par Charlemagne à sa fille Théodrade au monastère d’Argenteuil en 803. Cette scène sera choisie dès la Renaissance comme thème pictural dans de nombreux tableaux représentant des Romains jouant aux dés cette tunique. Ponce Pilate qui l’aurait revendue à des chrétiens.

Toujours selon la légende, elle est retrouvée vers 327 ou 328 par sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin. Si Hélène évoque l’inventio de la croix et les clous de la passion, elle ne mentionne cependant jamais l’existence de la Tunique de Jésus. En 850, les Normands pillent le hameau d’Argenteuil et l’abbatiale. Avant leur arrivée, la tunique aurait été cachée dans un mur du prieuré.

Blason de la ville d’Argenteuil au chef d’azur chargé de la Sainte-Tunique d’argent. La première mention authentifiée de la relique à Argenteuil par des traces écrites remonte à 1156, peu après sa redécouverte. Cette date est en effet celle de sa première ostension organisée par l’archevêque Hugues d’Amiens en présence du roi Louis VII. Autre élément d’ambiguïté : à l’époque des incursions Vikings ou peu avant, Théodrade a quitté le couvent d’Argenteuil et s’est réfugiée au monastère de Schwabach en Francie orientale où elle est décédée en 848 sans avoir révélé l’existence de la sainte Tunique.

La relique est à l’origine de nombreuses processions et pèlerinages qui sont une manne financière pour l’abbaye d’Argenteuil, ce qui suscite des convoitises. Conservée dans une piteuse châsse de bois, la duchesse de Guise offre à l’abbaye une luxueuse châsse de vermeil et reçoit en remerciement un fragment du tissu. C’est à cette époque que l’église paroissiale devenue trop petite et qui menace ruine est remplacée par l’église Saint-Denys construite par l’architecte Théodore Ballu de 1862 à 1865 dans le style néo-roman, afin de servir d’écrin à la tunique. Le 12 décembre 1983, un séminariste voulant jouer de l’orgue dans la basilique Saint-Denys découvre le vol de la tunique et de son reliquaire. La dernière ostension solennelle de la tunique a eu lieu pendant les fêtes de Pâques 1984. Ce cercle est une filiale de l’Union des nations de l’Europe chrétienne, association traditionnaliste qui a parmi ses membres d’honneur une ancienne vice-présidente du Front national, Martine Lehideux.

L’établissement d’un centre de pèlerinage pérenne est envisagé par la suite. L’authenticité de la tunique d’Argenteuil, comme toutes les reliques que l’on disait remonter à l’époque du Christ, est mise en doute par la critique historique du document. Le vêtement qui en est l’objet est, sans contestation possible, un tissu de laine sans couture, provenant de l’Orient et confectionné dans les premiers siècles de notre ère. Il se peut qu’il ait été revêtu par le Sauveur du monde.

La radiodatation au carbone 14 de la tunique a été effectuée en 2004 au laboratoire des mesures du carbone 14, à Saclay, la procédure ne prévoyant pas de mesure en aveugle. Grégoire de Tours et de Frédégaire. En 2005, un autre fragment du même échantillon radioanalysé l’année précédente est remis par Gérard Lucotte à une société privée habituée à ces analyses. La conclusion du laboratoire ne cadre pas avec les résultats délivrés par Saclay. Rappelons — s’il était nécessaire de faire une troisième analyse — qu’un  double exact  du prélèvement effectué en 2003 a été remis, dans une éprouvette scellée, à l’évêque de Pontoise venu personnellement en prendre possession à Argenteuil en présence, notamment, du conservateur des monuments historiques. Jean-Christian Petitfils remet en cause ces résultats en arguant que l’état de la relique, notamment polluée par le feu à l’occasion d’enfouissements et de divers incendies, ait pu fausser les résultats. Parallélépipède orné de colonnettes et de médaillons émaillés évoquant l’histoire de la relique qu’elle renferme.

Il est surmonté d’arcades et d’anges en argent et fermé par un couvercle orné d’émaux et sommé d’une croix. Sorte de chapelle comprenant six baies doubles soulignées d’émaux champlevés, de filigranes et de statuettes, surmonté d’une flèche centrale. La partie inférieure de cet autel comporte trois niches juxtaposées représentant les allégories des trois vertus théologales. Entre les tourettes surmontant la vitrine court une arcature qui abrite cinq anges portant les instruments de la Passion.

Le Christ en majesté trône au milieu du fronton et sur les faces latérales apparaissent l’abbesse Théodrade et Charlemagne. Le socle massif porte une inscription déclarant qu’il s’agit bien de la tunique sans couture du Christ. Sylvain Dorient,  La Tunique d’Argenteuil fut-elle vraiment le manteau du Christ ? Raymond Edward Brown, The death of the Messiah: from Gethsemane to the grave. Giorgio Agamben, Pilate et Jésus, Éditions Rivages, 2014, p. Auguste Molinier,  Procès-verbal de la découverte de la Sainte Tunique d’Argenteuil, au nom d’Hugues, archevêque de Rouen , Les Sources de l’histoire de France – Des origines aux guerres d’Italie, vol.