Abécédaire au Point de Croix : De la Toile à la Page PDF

Please forward this error abécédaire au Point de Croix : De la Toile à la Page PDF to web-wb-11. Déjà longtemps avant l’invention de l’imprimerie, des manuscrits étaient répandus dans les écoles pour servir de manuels de lecture et de prière.


Un livre pour broder des abécédaires et un florilège de textes sur la broderie. Voici un nouvel ouvrage original sur un sujet pourtant classique : celui du point de croix et des abécédaires anciens. L’auteur, Corinne Chambras-Gangloff, est une collectionneuse passionnée d’arts et de traditions populaires textiles. Elle nous offre de visiter et de partager sa collection tout en découvrant une anthologie de textes sur la broderie. Des ouvrages en broderie à réaliser Elle propose également la réalisation d’ouvrages contemporains composés à partir de motifs anciens. L?une des plus belles collections d?abécédaires anciens, 120 illustrations, 60 grilles d?ouvrages à réaliser.

Il est possible que les abécédaires soient un développement des tablettes de cire que l’on pouvait effacer et réécrire. Mais on ne sait pas quand exactement le premier abécédaire a été fait. Sur de nombreuses stèles, ainsi que sur de petits vases devant servir d’encriers faits par les Étrusques, figurent des abécédaires. On connait aussi des abécédaires de Grande-Bretagne romaine, et de France gallo-romaine. Il existait probablement deux variétés d’abécédaires les plus anciens, produits systématiquement : les uns avec une écriture cursive, pour apprendre à écrire en copiant les lettres, les autres avec des lettres d’imprimerie pour apprendre à lire. Sur les tablettes les plus anciennes ne figurait que l’alphabet.

Credo, qui occupait la partie inférieure de la feuille. Cette variante a presque entièrement pris la place des tablettes précédentes. La plupart du temps, l’alphabet était précédé par une croix. La plupart des abécédaires étaient en bois et munis d’une poignée. Souvent, la poignée était percée d’un trou, afin de pouvoir porter la tablette par une cordelette à la ceinture ou sur le bras. En Europe continentale, la poignée était souvent en haut ou sur le côté, tandis que dans les pays anglophones, elle était dessous.

Les textes et illustrations attestent qu’on a longtemps utilisé une petite baguette, un os, une brindille ou autre pour diriger l’attention de l’enfant sur les lettres pendant la leçon. Ces abécédaires étaient vendus aussi bien par des papetiers que par des colporteurs. On vendait aussi sur les marchés des abécédaires imprimés sur papier, que les mères ou les maîtresses collaient sur des tablettes de bois. Ces abécédaires ont été largement répandus dans certaines parties d’Europe, puis plus tard aussi en Amérique. On a des exemplaires, ou tout au moins des indices de leur existence, en France, Italie, Flandre, Pays-Bas, Allemagne, Bohême, Danemark, Norvège et Suède. On rapporte aussi l’existence de tablettes kurdes et mexicaines. Contrairement aux hornbooks anglais, très peu d’abécédaires continentaux nous sont parvenus.

Copie d’un manuscrit de Sacrobosco, v. Une des formes répandues en Allemagne, Bohême, Suède, Norvège et Danemark. Dans le domaine anglophone, une mince couche transparente de corne maintenue par des bandes et des clous métalliques recouvrait le papier collé sur la tablette, pour le protéger de l’usure et de la salissure. Angleterre et de l’Amérique, où les premiers immigrants les ont apportés d’Europe, sans les fabriquer eux-mêmes. L’utilisation de la corne comme matière première remonte à longtemps dans l’histoire de l’humanité.

Déjà, avant les premiers hornbooks, des plaques de corne étaient utilisées pour protéger les inscriptions des couvertures de manuscrits. Il est possible que cette technique ait donné le jour à l’idée du hornbook. 13 cm, ou plus petits, et étaient faits de bois de chêne sur lequel était collé le papier. D’autres désignations ont été utilisées de manière régionale ou argotique : horn-gig, battledore book, hornen-book, horning-book ou horn-bat. De la signification originale du mot s’est développée la désignation parfois usitée en anglais moderne de hornbook pour un texte introductif ou fondamental d’un thème, en particulier dans le domaine juridique. Dans les petites écoles de Londres, les hornbooks ont été répandus jusqu’en 1790 ou même plus tard.

Mais à partir de 1800, la demande diminua, et vingt ans plus tard, la plupart des exemplaires subsistants, uniquement dans les régions agricoles, ont été anéantis. De très rares exemplaires tardifs isolés des années 1830 nous sont parvenus. Les abécédaires sur tablette commencent à perdre leur popularité dans les années 1820 et 1830. Le jeu de volant était apprécié tant par les enfants que par les adultes.