Anne de Bretagne en bandes dessinées PDF

Pétroglyphe du Néolithique dans la wilaya d’El Bayadh en Algérie. Certains éléments graphiques et narratifs remontent à la Préhistoire, mais ne sont pas encore séquentiels. Au IVe millénaire avant notre ère apparait en Égypte un système d’écriture, les hiéroglyphes, comprenant des caractères pictographiques où les représentations humaines anne de Bretagne en bandes dessinées PDF animales sont très présentes. Différentes narrations séquentielles ornent les tombes et les temples.


Vers -1800, en Mésopotamie, les fresques sont utilisées à des fins narratives ainsi que le sceau-cylindre. Athènes, représentant scènes guerrières, religieuses ou de la vie quotidienne : il s’agit aussi des premières œuvres picturales à être signées. Deir Mar Musa al-Habashi, en Syrie. Cai Lun aurait codifié par écrit en 105 la fabrication du papier. Ces deux inventions permirent de développer rapidement et à moindre coût une production de livre illustrés.

Ils sont rapidement diffusés en Chine, Corée, Japon et Viêt Nam avec le bouddhisme. On retrouve alors des livres et des rouleaux ou de courts textes sont parfois ajoutés aux images. Narration séquentielle en 1156 en Perse. Ces techniques furent ensuite récupérées par l’Empire mongol avec Gengis Khan, et la dynastie Yuan. Détail de la Tapisserie de Bayeux. Elle retrace la Conquête normande de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant.

Différentes batailles majeures de cette conquête y sont décrites. Europe, rendant ainsi le personnage propriétaire et responsable de sa parole. Avant l’invention de la lithographie par l’Allemand Aloys Senefelder en 1796, les artistes graphistes ne sont pas uniquement des dessinateurs, ils sont à l’image d’Albrecht Dürer des graveurs. Dans toute l’Europe existe une littérature populaire par estampes qui présente souvent un début de structure narrative. L’auca, en catalan  oie , vient du jeu de l’oie dont elle reprend le principe de dessins successifs sur une feuille imprimée : rapidement elle se codifie en une suite de 48 dessins accompagnés de textes rimés, qui racontent une histoire sur des thèmes extrêmement variés.

La tradition des auques s’est perpétuée jusqu’à nos jours en Catalogne. En France, dès 1796, la même année que l’invention de la lithographie, les premières images sont imprimées en série par l’Imagerie d’Épinal. Japon ne conserve que quelques liens avec la Corée. Les étrangers ne sont pas admis sur le sol japonais, sous peine de mort, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais sur l’île de Dejima. Couverture et planche du huitième volume de la manga de Gakyōjin Hokusai 1817. Pendant cette période, la culture artistique japonaise ne subit aucune influence occidentale. Edo, un type d’estampes nommé ukiyo-e devint un art majeur.

Initialement, ces estampes sont exclusivement réalisées à l’encre de Chine puis certaines épreuves sont colorées au pinceau. Suzuki Harunobu développe la technique d’impression polychrome pour produire des nishiki-e. L’isolement de l’ère Edo dure 200 ans, jusqu’à ce que le Commodore Matthew Perry force le Japon à s’ouvrir au commerce avec la convention de Kanagawa, obtenue par la corruption en 1854, et finit par aboutir en 1867 à l’ère Meiji. Une planche d’Histoire d’Albert d’apparence très moderne.

1827 le brouillon des Amours de Monsieur Vieux Boix puis réalise en 1831 l’Histoire de M. William Hogarth, Thomas Rowlandson, James Gillray, etc. Avant même la parution du premier album, les éloges fusent. C’est étincelant de verve et d’esprit ! Quelques-unes de ces pages sont incomparables. Töpffer double également ses créations d’un premier corpus théorique. Les albums sont rapidement diffusés en France, redessinés, pour des raisons techniques, par les éditions Aubert, éditeur du Charivari,  dans un style plus raide et laborieux .

En 1860, les éditions Garnier publient les œuvres originales de Töpffer en France. Cette diffusion internationale des histoires du fondateur de la bande dessinée suscite la création de nouvelles œuvres dans nombre de pays. Dès les années 1840, de nombreux auteurs publient des bandes dessinées. L’énorme succès de Max und Moritz de Wilhelm Busch, publié en Allemagne en 1865, montre le fort potentiel de la bande dessinée auprès du public enfantin. Ce modèle allemand de la publication de bandes dessinées très courtes, ou en feuilleton, au milieu de caricatures et de textes humoristiques, beaucoup plus nombreux, dans des périodiques généralement satiriques lus par les adultes, se répand dans le monde entier.

Jean-Charles Pellerin est sans nul doute le créateur des  histoires en images  et un précurseur des maisons d’édition de bande dessinée. Bande dessinée d’Arthur Burdett Frost parue en 1881. Aux États-Unis, après Töpffer, Busch est traduit à partir de 1862. La parution de Max und Moritz, en 1870, marque le public, comme le montrent vingt-sept ans plus tard les Katzenjammer Kids qui en sont inspirés. Puck, hebdomadaire satirique fondé en 1873 publie quelques histoires de Busch. Après quelques premiers essais, comme des adaptations d’histoires francophones dans les années 1850, la bande dessinée apparaît au Portugal en 1872 avec Apontamentos sobre a Picaresca Viagem do Imperador de Rasilb pela Europa de Rafael Bordalo Pinheiro. Dans ces pays, l’influence européenne reste forte, la production de bande dessinée sporadique, et la lecture réservée aux adultes.