Approches Transculturelles PDF

Je publierai à l’occasion sur cette page des réactions plus ou moins épidermiques à divers événements ou publications en lien avec les problèmes auxquels ce site est consacré : l’enseignement spécialisé, les approches Transculturelles PDF d’éducation, la psychologie de l’enfant et de l’adolescent. Début 2006 : Cette page ne sera plus alimentée. L’écume des heures, qui utilise une technologie logicielle mieux adaptée à ce type de publications. Ne bourrez pas les enfants de psychotropes !


Voir, ailleurs sur le Web, un article de Michel S. Lévy, d’une qualité et d’une originalité exceptionnelles : Dyslexie, hyperactivité, dysphasie : pédopsychiatrie ou neuropédiatrie ? Neuro-comportementalisme pour tout le monde, et champagne pour les petits protégés de la gauche ministérielle et de la droite raffarinienne réunies ! Le, pour l’instant encore, CNEFEI confirme ses compétences pointues en lobbying : réussir à se faire promouvoir institut de référence pour les formations à la difficulté scolaire par une loi consacrée au handicap, chapeau les artistes ! Finalement, ce ne sera pas l’INUAIS, mais l’INSFREJHEA, à savoir l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés ! 2005-1754 du 30 décembre 2005 relatif à l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés.

Mes critiques ne concernent pas la préparation au DDEEAS, qui a toujours constitué un monde à part à Suresnes et dont je n’ai jamais entendu personne contester la qualité. Elles ne concernent pas non plus les formations aux troubles sensori-moteurs, qui sont la vocation traditionnelle de Suresnes. Les neurocomportementalistes se gardent bien d’ailleurs de mettre les pieds dans ce secteur ancien, solide, confié presque nécessairement à de vrais professionnels. Les choses ont tourné au vinaigre quand Suresnes a créé une option D, qui n’était pas du tout dans son secteur traditionnel. C’est là que Suresnes est devenu, très publiquement d’ailleurs, le cheval de Troie des cognitivo-comportementalistes. Je présente mes excuses aux collègues de Suresnes qui ont pu se sentir injustement accusés : les dérives de l’institution dans laquelle ils travaillent ne concernent, outre sa direction, que les quelques petites gens qui ont été recrutés pour y servir la soupe neuro-comportementaliste.

Je persiste, évidemment, à assurer ceux-là de mon plus profond mépris. Oyez, oyez, braves gens, la bien savoureuse histoire d’un petit inspecteur local de l’éducation nationale qui se prenait pour un grand despote en sa circonscription ! Depuis février 2004, un IEN imposait, oralement, que les directeurs d’école lui adressent les listes nominatives des enfants pris en charge par le RASED. En octobre 2004, il le fait par écrit dans une note de service et menace les récalcitrants de suspendre les interventions du RASED. En novembre, une des directrices visées refuse l’envoi de ces listes nominatives et saisit la CNIL.

Lisez, en fichier au format RTF, la copie de cette réponse de la CNIL. Cette audience portait sur le fonctionnement des RASED dans le département. Elle a duré près de trois heures, mais la partie concernant la réponse de la CNIL n’a été que fort brève. On peut lire le compte-rendu de cette réunion sur le site d’une des organisations syndicales présentes à cette audience. Très révélateur, en particulier par ses silences. Les positions de la directrice n’y sont même pas évoquées. La responsable de la CNIL, jointe le lendemain, a démenti tout accord oral avec l’IA.

Elle a précisé être en attente d’un retour des services juridiques du ministère de l’Education Nationale. Elle a réaffirmé que la CNIL avait demandé à l’IA de revenir sur les interruptions de prise en charge. La directrice a saisi la Ligue des Droits de l’Homme, qui gère désormais le dossier et envisage d’engager une procédure devant le Tribunal Administratif si les autres recours écrits ne suffisent pas. Cet article a depuis disparu du site du SNUIPP 89.

Dernières nouvelles : les interventions de la Ligue des Droits de l’Homme auprès du ministère et du rectorat semblent avoir porté rapidement leurs fruits : la directrice a reçu un courrier de l’IEN concerné revenant sur l’interdiction des prises en charge RASED dans son école. Moralité : malgré la pente naturelle bureaucratique des co-gestionnaires syndicalo-administratifs de l’Éducation Nationale, nous sommes encore un pays de droit, en insistant, très fort. Une interrogation récurrente en psychopathologie porte sur les liens éventuels entre troubles psychiques et variations sociales ou culturelles. Question à ce jour sans réponse très convaincante, de par les difficultés considérables de la mise au point et de la conduite d’études comparatives fiables en ce domaine. Cet article est téléchargeable en version complète au format PDF. L’étude porte sur de grandes catégories nosographiques, et ne permet donc pas de se prononcer sur les variations de pathologies précises, tout du moins à travers ce qui en est publié par le JAMA.