Armide: Tragedie En Cinq Actes… PDF

Académie royale de musique de Paris, puis diffusé dans les autres villes françaises et étrangères. Français pour le théâtre et la danse. Dans quelques œuvres, une passacaille de grandes proportions est insérée dans l’un des actes, en fonction des possibilités du livret. En effet la prosodie de la langue française amène armide: Tragedie En Cinq Actes… PDF récitatif à se distinguer du  recitativo secco  de l’opéra italien.


La mélodie est plus marquée, donnant à la tragédie lyrique une certaine continuité dont on a dit qu’elle préfigure la mélodie continue de l’opéra wagnérien. Les principaux interprètes se devaient de savoir chanter et danser. Rameau, s’il conserve les éléments introduits par Lully, renouvelle complètement le style musical : il est ainsi, paradoxalement, critiqué à la fois par ceux de ses contemporains qui considèrent la tragédie lyrique comme un genre dépassé, et par ceux qui lui reprochent la trop grande modernité de son langage musical. Il reste néanmoins exclusivement français même si certains de ses composants ont trouvé écho à l’étranger — et notamment la fameuse  ouverture à la française  adoptée par Purcell, Haendel, Bach et d’autres. Elle est déjà surannée lorsque Rameau, génie tardif et solitaire, lui redonne du lustre alors que se prépare la confrontation avec l’opéra italien dont la Querelle des Bouffons sera la manifestation tangible. La mode est à plus de simplicité, de naturel. Quelle est réellement la valeur musicale de cette tragédie lullyste ?

Nous ne pouvons guère la juger que sur lecture, ou sur des restitutions mentales à partir des fragments connus. Elle n’a plus guère de chances de reparaître au répertoire dont elle est sortie depuis si longtemps, et on ne l’a honorée en France d’aucune édition phonographique, comme les Anglais l’ont fait pour des ouvrages de Purcell dont la représentation scénique est non moins impossible . Haendel, Purcell et le baroque à Londres, Paris, Fayard, coll. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 26 décembre 2018 à 15:06. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Après Armide, Quinault renonce au théâtre et, un an plus tard, Lully décède de la gangrène.

Il narre l’amour malheureux de la magicienne Armide pour le chevalier Renaud. Querelle des Bouffons, critiqué, dans sa Lettre sur la musique française, par Jean-Jacques Rousseau, fervent défenseur du goût italien. La Gloire et la Sagesse vantent les mérites de Louis XIV, le  maître absolu de cent peuples divers . Elles chantent la  douceur de ses lois  et ses  glorieux exploits . Les deux allégories qui se  partagent son grand cœur  déclarent leur amour pour ce  sage roi .

Elles introduisent ensuite la tragédie qu’on donnera pour lui et  qui verra Renaud voler là où la Gloire appelle son courage . On célèbre la victoire d’Armide sur les chevaliers croisés de Godefroy. Phénice et Sidonie, les confidentes de la magicienne, s’étonnent de la  sombre tristesse  de celle-ci. Armide leur confie que sa victoire est incomplète, puisqu’elle n’a pas pu triompher de  l’indomptable Renaud , le plus vaillant de tous ses ennemis. Partagée entre haine et admiration pour ce  funeste ennemi , Armide est obsédée par un songe affreux dans lequel elle voit Renaud vainqueur de tous ses charmes. Renaud, banni par Godefroy pour avoir tué  le fier Gernand, quitte le camp des chrétiens.

Artémidore, un des chevaliers que celui-ci a libéré, le met en garde contre les enchantements d’Armide. Renaud affirme ne pas craindre  le pouvoir de ses yeux  et  mépriser le charme de l’amour . De leur côté, Armide et Hidraot préparent un piège à Renaud. Armide demande le privilège de frapper elle-même Renaud. Le théâtre change et représente un désert. Sidonie et Phénicie paraissent devant leur maîtresse et l’informent que ses enchantements ont eu raison de la froideur de Renaud et que celui-ci l’aime maintenant, à son tour. Ubalde et le Chevalier danois, envoyés délivrer Renaud, errent dans le désert.

Le Chevalier danois porte une épée qu’il doit présenter à Renaud. Soudain, une vapeur s’élève et se répand dans le désert. Des antres et des abimes s’ouvrent et il en sort des bêtes farouches . La destruction du palais d’Armide, Charles Antoine Coypel, 1737, musée des Beaux-Arts de Nancy. Celle-ci redoute pourtant la Gloire, sa rivale dans le cœur de Renaud. Après avoir échangé des promesses amoureuses avec son bien-aimé, elle décide de  consulter les enfers  et s’éloigne laissant Renaud en compagnie des Plaisirs. Armide, en 1686, Lully et Quinault en sont à leur onzième collaboration dans le domaine de la tragédie lyrique.