Atlan, tome 4 : Le Monde des mille tortures PDF

La littérature de la Shoah est constituée par les ouvrages littéraires qui témoignent directement ou évoquent l’anéantissement des Juifs par le nazisme entre 1939 et 1945. La littérature de atlan, tome 4 : Le Monde des mille tortures PDF Shoah commence, avant même l’anéantissement dans les camps de concentration et d’extermination, dans les ghettos où sont entassés les Juifs de toute l’Europe allemande.


Profitant des troubles parmi les Kralasènes, Atlan et Tirako s’échappent avec le dénommé Kelatos. Par hasard, ils vont découvrir une mystérieuse installation souterraine : ses créateurs seraient autrefois venus d’un système solaire lointain doté de dix planètes dont la cinquième aurait été détruite à cause d’une terrible guerre interstellaire…

Ce dernier crée d’ailleurs l’Oyneg Shabbos, organisation clandestine, suscitant et recueillant les archives du ghetto de Varsovie, un ensemble de témoignages, d’œuvres littéraires et d’analyses sur les conditions de vie, d’alimentation et de création. Après la guerre, la Shoah est devenu un objet littéraire et philosophique de premier plan. Les textes de la Shoah se heurtent à la difficulté de raconter un événement sans précédent, avec des actes parfois tellement horribles qu’ils instillent chez les auteurs la peur de ne pas trouver les mots pour décrire et faire comprendre leur vraie nature. Rupture ou continuité des traditions littéraires juives? La Shoah, un événement unique dans l’histoire ? Les soubresauts de l’histoire juive : diaspora, persécutions régulières dès la première croisade, mises au ban de la société, pogroms, avaient conduit l’imaginaire juif à élaborer au cours des siècles de multiples figures pour dire le désastre. Elle reflète aussi le culte de l’écrit née d’une conception théologique du langage.

La nouvelle difficulté réside dans le témoignage d’une destruction totale. L’anéantissement, lui, échappe à toute tentative de dénomination. Il ne trouve pas sa place dans des canons préexistants et peut pas s’inscrire dans un temps cyclique de la Bible. La brutalité et la soudaineté de l’extermination suppriment non seulement la possibilité d’un présent et de l’avenir, mais également le passé. Les anciens codes, jadis immédiatement déchiffrables par la communauté ashkénaze, se révèlent soudain inappropriés, et pourtant irremplaçables.