Briançon : Sentinelle des Alpes PDF

Dominant l’estuaire de la Gironde, elle se situe dans la commune de Blaye, dans le nord du département de la Gironde, en France. L’intérieur est conçu comme une véritable caserne s’articulant autour d’une briançon : Sentinelle des Alpes PDF d’armes, d’un couvent abritant autrefois des religieux de l’ordre des Minimes, et de plusieurs casernements destinés au logement de la troupe.


L’originalité de Briançon s’affirme clairement : c’est la plus haute ville de France, cernée de fortifications et dominée par de hautes montagnes. La ville moderne a aujourd’hui largement débordé l’étroit corset de la cité Vauban pour s’étendre dans la vallée. L’agrément de son climat, la richesse du patrimoine naturel et historique, le charme de ses ruelles, de ses places et de ses fontaines font de Briançon une ville touristique. Pourtant, son histoire est celle de la lutte séculaire des montagnards contre un milieu naturel hostile et face aux périls qui guettaient une ville frontière, un combat permanent qui, fort heureusement, s’apaise aujourd’hui.

Wulgrin Rudel devient seigneur de Blaye. Ce dernier fait démolir les anciennes structures mérovingiennes afin d’édifier en lieu et place un château fort moderne, propre à assurer la défense de la ville en cas de nécessité. La place forte est ainsi conçue pour être la pièce-maîtresse d’un triptyque englobant le fort Paté, construit en 1693 sur l’île éponyme, et le fort Médoc, édifié en 1691 sur la rive opposée de l’estuaire. Les travaux de la citadelle sont supervisés par le maréchal Vauban, la réalisation de l’œuvre étant confiée à l’ingénieur militaire François Ferry.

Ces transformations radicales n’épargnent pas l’antique basilique Saint-Romain, jadis lieu de pèlerinage et nécropole des rois d’Aquitaine, dont la tradition rapporte qu’elle fut également le lieu d’inhumation du comte Roland de Blaye, neveu de Charlemagne. Les habitants sont relogés dans une  ville-neuve  reconstruite à quelques centaines de mètres plus à l’est. Le gros-œuvre, entamé en 1685, est achevé en 1689. Les conditions de détention sont particulièrement difficiles : au manque de nourriture s’ajoutent les brimades et les mauvais traitements, qui ne tardent pas à avoir raison des plus faibles. En 1999, l’association locale d’archéologie a mis au jour des chapelles ardentes dans une des salles de l’ancienne prison, certaines ayant été garnies de niches afin d’y accueillir de petits cierges. Le bastion Saint Romain et sa guérite en pierre, restaurée en 1995.