Casablanca, la Chaouïa PDF

Le réseau des chemins de fer marocain est aujourd’hui le réseau le casablanca, la Chaouïa PDF moderne d’Afrique. Son développement est pourtant extrêmement complexe du fait de l’histoire du pays. Il consiste en un axe principal d’orientation générale nord-sud reliant Oujda au nord-est à Marrakech au centre-sud, via Fès, Meknès, Kénitra, Rabat et Casablanca.


Casablanca, la Chaouïa / Lapeyre et E. Marchand ; préface de M. Jean Hersent…
Date de l’édition originale : 1918
Collection : Collection de la presse marocaine associée

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

La ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca, via Kénitra et Rabat, entrera en service en 2018. Cette ligne, dite  Ligne Atlantique , reliera à terme Marrakech et Agadir. Si le Maroc peut se targuer d’être l’un des premiers pays du continent africain à disposer d’un chemin de fer, celui-ci n’a qu’une existence éphémère. Pendant près de 60 ans, les tentatives pour implanter le rail vont se succéder, ne débouchant que rarement sur des réalisations concrètes.

Le tout premier chemin de fer marocain voit le jour dans le nord du pays en 1859. En 1887, le gouvernement belge tente une  percée  ferroviaire dans un pays où les moyens de transports restent toujours aussi rudimentaires. Belgique en présence de l’ingénieur Legrand. La démonstration, effectuée dans le jardin de l’Agdal de Meknès, ne convainc pas outre mesure le sultan. Conservée, la locomotive sera par la suite exposée en gare de Rabat par les CFM.

Une tentative de réforme fiscale provoque le mécontentement de la population. Un agitateur, Rogui Bou Hmara, en profite pour se proclamer sultan et entraîne plusieurs tribus dans la révolte. Tout le Maroc oriental se soulève bientôt, tandis que l’usurpateur installe sa capitale à Taza. France commence alors à s’intéresser de près au Maroc. Le premier signe de cet intérêt est une nouvelle tentative de percée ferroviaire, menée en 1901.

C’est un échec complet, deux roues de la machine de démonstration étant  égarées  lors du transport en charrette. La conférence d’Algésiras permet à la France une plus grande ingérence dans les affaires marocaines. Au début de l’année 1907, une petite ligne en voie métrique est construite pour la desserte du chantier de construction du port de Casablanca. De septembre 1907 à mai 1908, le général d’Amade dirige la pacification de la plaine de la Chaouia, installant partout des postes et restaurant l’ordre dans un pays en plein chaos. Mais cette prise en main nécessite d’importants convois de ravitaillement.

Or, ce n’est qu’au prix de grandes difficultés que ceux-ci franchissent les collines bordant le littoral. Parallèlement et à la même époque, les sociétés minières espagnoles cherchent à écouler plus facilement leurs produits issus des mines de fer découvertes dans le nord du Maroc. La Compañia del Norte Africano est la première à établir une ligne en voie de 60 au départ de Melilla en 1909. L’ouverture du Chemin de fer de la Chaouïa suscite bien des espérances. Une Union des mines marocaines sollicite bientôt le ministre des affaires étrangères pour sa transformation en voie normale. Ce dernier s’en ouvre à son collègue de la guerre le 11 mai 1910. Côté espagnol, l’État est moins sourcilleux.

Pendant ce temps, la guerre civile fait rage, opposant les partisans du sultan légitime Moulay Abd al Aziz à ceux de son frère Moulay Hafiz. C’est ce dernier qui sort vainqueur du conflit après avoir écrasé l’armée régulière au sud de l’Oum er Rebia en août 1908. Il obtient aussitôt la reconnaissance des grandes puissances européennes. L’action de la France déborde les opérations de simple police définies par l’accord d’Algésiras.