Cendrillon, notes de création PDF

Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement . Il fit asseoir Cendrillon, et approchant la pantoufle de cendrillon, notes de création PDF petit pied, il vit qu’il y entrait sans peine, et qu’elle y était juste comme de cire .


Dans les coulisses d un ballet en création : le chorégraphe Thierry Malandain s empare de Cendrillon Dans sa dernière création, Cendrillon, Thierry Malandain réinterprète le conte de Charles Perrault, qui a connu d illustres adaptations chorégraphiques – de Petipa à Maguy Marin en passant par Noureev. Sur la musique de Prokofiev, Malandain sublime l ordinaire, entraînant le spectateur dans l humanité et la magie du conte, son mélange de burlesque et d onirisme. Nourri de divers témoignages (créateur lumière, décorateur et costumier, journaliste ayant assisté aux répétitions), ce «journal de bord» invite le lecteur à suivre le processus de création de la pièce. Il livre aussi la vision de la danse et du ballet de Thierry Malandain, chorégraphe discret et érudit dont l oeuvre mêle harmonieusement le présent et le classique. L envers du décor d une production saluée par un public nombreux (plus de 80000 spectateurs attendus d ici fin 2014) : de nombreuses photos inédites, des maquettes de costumes, de décor, jeux de lumière, des notes de production. Pour la première fois, Thierry Malandain, fer de lance de la création néoclassique en France, évoque les clés de son travail de création, dans une écriture érudite et un style très personnel et musical.

L’étonnement des deux sœurs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche l’autre petite pantoufle qu’elle mit à son pied . La matière de la pantoufle a un impact narratif, l’épreuve que doit remporter Cendrillon, d’ordre symbolique. Toutefois, les versions non francophones du conte demeurent à l’écart de cette querelle, basée sur une homophonie en langue française. Il faut noter que la controverse est apparue — et réapparaît régulièrement — longtemps après la publication de l’œuvre de Balzac en 1841. Paradoxalement, il n’y a aucune controverse sur le terme de  pantoufle , qui est universellement admis, alors que même à l’époque de Perrault, la pantoufle avait déjà son sens actuel de chaussure d’intérieur confortable, ouverte à l’arrière comme les mules, ce qui est pourtant le contraire de ce qu’on peut attendre dans le cours du récit.

Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre. Des chaussures dans une matière inhabituelle sont fréquentes dans les contes, comme les souliers de fer que le héros doit porter jusqu’à ce qu’ils soient usés ou brisés, ce qui image le fait qu’il doit marcher très longtemps. Les objets en verre ou en cristal, à la fois beaux et fragiles, ont pour fonction de révéler la légèreté et la délicatesse de la personne qui les utilise, à la différence d’une personne commune qui les cassera. Dans la version des frères Grimm, l’héroïne – qui prend le nom d’Aschenputtel – se rend successivement à trois bals, vêtue de robes de plus en plus belles et portant successivement des escarpins de soie brodée, puis des escarpins d’or. La tendance actuelle est d’opposer des groupes de tenants d’une graphie, opposés aux partisans de l’autre. En réalité, le débat a lieu tardivement et entre des personnes souvent peu ou mal informées des faits. Aux quinzième et seizième siècles, le commerce de la pelleterie formait une des plus florissantes industries.

La difficulté de se procurer les fourrures, qui tirées du Nord exigeaient de longs et périlleux voyages, donnait un prix excessif aux produits de la pelleterie. Alors comme à présent, le prix excessif provoquait la consommation, car la vanité ne connaît pas d’obstacles. On peut penser que cette déclaration reflète l’opinion personnelle de Balzac, mais ce sont des propos mis dans la bouche d’un personnage de fiction et en relation avec son métier. Littré ne se livre à aucune  interprétation  : il introduit une partie de cette citation dans son dictionnaire de la langue française en 1861 sans en citer l’auteur.

Balzac et Littré, sans prendre position personnellement, corrigent donc l’orthographe  au nom de la raison . Mais certainement plus, pourrait-on arguer, que des souliers de verre. C’est par erreur, n’est-il pas vrai, qu’on a dit que les pantoufles de Cendrillon étaient de verre ? On ne peut pas se figurer des chaussures faites de la même étoffe qu’une carafe. Des chaussures de vair, c’est-à-dire des chaussures fourrées, se conçoivent mieux, bien que ce soit une mauvaise idée d’en donner à une fillette pour la mener au bal . Je vous avais pourtant bien dit de vous défier du bon sens.