Chant de l’oiseau qui n’existe pas, pour flûte PDF

Chant de l’oiseau qui n’existe pas, pour flûte PDF article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Ulysse et les sirènes, stamnos attique à figures rouges, v.


Tout au long de sa vie, Sauguet a été lié avec des artistes de générations et d’horizons très divers : compositeurs, bien sûr, interprètes, chorégraphes et danseurs, poètes, hommes de théâtre, peintres et décorateurs, cinéastes… Il a souvent évoqué ses nombreuses amitiés constituant dans son esprit une famille spirituelle à laquelle il a consacré nombre de pages de circonstances, hommages, témoignages (Prélude à une exposition de peinture, pour un vernissage à la galerie Rive Gauche en 1937 ; Toast pour Henry Barraud pour célébrer son action au sein des institutions radiophoniques françaises ; Une berceuse de 80 notes et Une romance de 80 notes, composées à l’occasion d un anniversaire d’Yvonne de Casa Fuerte). Les 80 notes clavecines sont un hommage à Wanda Landowska (1879-1959), composé pour ses 80 ans, quelques semaines avant son décès. Sauguet semble n’avoir pas songé auparavant lui consacrer une pièce maîtresse comme l’avaient fait Manuel de Falla ou Francis Poulenc. Ce n’est qu’en 1962 qu’il écrit sa Suite royale qu’il destine alors à Sylvia Marlowe, l’une des élèves américaines de Wanda Landowska. Le Chant de l’oiseau qui n’existe pas est écrit « pour illustrer le poème de [l’ami] Claude Aveline », extrait de son recueil Portrait de l’oiseau-qui-n’existe-pas et autres poèmes (éditions Hoffmann, Canada, 1961).

Sirène sur une stèle funéraire grecque, vers 330 av. Selon la tradition homérique, les sirènes sont des divinités de la mer qui séjournent à l’entrée du détroit de Messine en Sicile. L’origine des sirènes n’est pas claire. Une autre explication de leur métamorphose en attribue la cause à la colère d’Aphrodite. Ces divinités d’origine fluviale étaient très fières de leur voix et défièrent les Muses, les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne.

Vaincues, elles se retirèrent sur les côtes d’Italie méridionale. Alors que l’Argo s’approchait de leurs rochers, Orphée triompha d’elles par la beauté de son chant. Seul l’un des marins, Boutès préféra la mélodie des sirènes à celle du fils de Calliope. De même, Ulysse et ses compagnons parvinrent à résister à leur pouvoir de séduction. Après avoir été mis en garde par Circé, Ulysse fit en effet couler de la cire dans les oreilles de ses marins pour qu’ils ne puissent pas entendre les sirènes tandis que lui-même se faisait attacher au mât du navire, et quand il demandait à ses marins de le détacher ils devaient serrer les liens encore plus fort. Il n’est pas mentionné chez Homère. Dès l’Antiquité, le débat fut vif concernant la localisation des épisodes homériques.