Chefs-d’oeuvre de Budapest : Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Ronai PDF

Le musée du Luxembourg se trouve dans le nord-ouest du jardin du Luxembourg, sur lequel il donne à l’ouest. Le bâtiment est adjacent à l’orangerie, au sud. Il a un accès par la rue de Vaugirard, chefs-d’oeuvre de Budapest : Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Ronai PDF retrait de laquelle il se trouve, au nord, et est bordé par le jardin du Petit Luxembourg à l’est.


Le musée des Beaux-Arts de Budapest, le célèbre Szépmuvészeti Muzeum se distingue par la richesse de sa collection et par l’originalité de son histoire qui prend racine au XIXe siècle. Les pouvoirs publics d’alors souhaitaient doter la capitale hongroise d’une institution qui pût offrir le meilleur de l’art national et européen. L’idée d’un musée des Beaux-Arts prend forme en 1871 avec l’acquisition par l’Etat des quelques six cents chefs-d’oeuvre de la collection des princes Esterhazy. Face à l’enrichissement des collections, la Galerie nationale hongroise est créée en 1957 pour regrouper l’art hongrois. Après des années de séparation, les deux institutions sont réunies sous une même bannière et ont renoué le fil de leur histoire commune. A l’occasion de la fermeture du musée des Beaux-Arts pour un ambitieux chantier de rénovation et d’extension, sont rassemblés au Musée du Luxembourg quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin et Kokoschka, entre autres, ainsi qu’une dizaine d’oeuvres emblématiques de l’art hongrois, notamment de Munkacsy, Ferenczy et Rippl-Ronai, qui offrent une perspective inattendue sur l’art européen.

Le musée a eu des affectations différentes au cours de son histoire, qui lui ont vu exposer des collections de natures et d’époques variées. Le Luxembourg fut le premier quartier de Paris à compter une galerie publique de peinture, et ce presque cinquante ans avant la création du muséum du Louvre. L’abbé Gougenot en fait ce rapport :  La collection des tableaux du Roy se monte à présent à 1 800 morceaux tant des maîtres étrangers que de ceux de notre école. Tournehem en vient de faire exposer 96. Nous avons lieu d’espérer qu’il nous les fera passer successivement en revue, du moins ceux qui peuvent être facilement transportés. La Vierge au lapin de Titien. C’est le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui fit fermer la galerie en 1780 : il avait commencé dès 1760 à entreposer ses archives dans le Palais du Luxembourg, qu’il reçut en complément d’apanage en 1778.

Pendant les années de fermeture au public, la dégradation du palais se poursuivit, et c’est en 1795 que le Directoire lança le chantier des réparations qui ne s’acheva qu’en 1804. Joseph-Marie Vien, sénateur et peintre en vue. En 1802, le Sénat a financé, à hauteur de 4 500 francs, l’achat de la série de toiles de Jacob Jordaens intitulée Les Signes du Zodiaque, dans le but d’en orner le plafond de la galerie est du Palais du Luxembourg. C’est le peintre Jean Naigeon qui fut nommé conservateur de cette seconde galerie de peinture, en janvier 1803. Le nouveau musée fut inauguré le 26 juin 1803, après 33 ans de fermeture. Vue de la rade d’Antibes, de la série des Vues des ports de France de Joseph Vernet.

Le musée commença alors son expansion dans le palais, en annexant trois salles dans l’aile ouest, à la suite de la galerie Rubens, du côté de la rue de Vaugirard. Elles accueillirent, jusqu’en 1820 environ, les Vues des ports de France par Joseph Vernet, puis d’autres toiles par Rubens et Lesueur. Horsin-Déon s’interroge en 1849 sur l’utilité d’un tel transfert :  Le Louvre, quoique veuf de tous ces chefs-d’œuvre, n’en resta pas moins le musée le plus complet et le plus riche du monde. Cela était valable aussi bien pour les peintures que pour les sculptures. En effet, le musée du Louvre avait eu la possibilité de racheter sur place certaines œuvres restituées à leurs propriétaires qui souhaitaient, malgré tout, s’en défaire. Devenu roi, Louis XVIII, voulant que le musée qui se trouvait dans la chambre des Pairs redevint important et vivant, décida en 1818 que dans le même lieu serait aménagé un musée des artistes français vivants. Dans un premier temps, les collections du musée du Luxembourg sont presque exclusivement constituées par des achats au Salon.

Elles reflètent donc le goût officiel de l’époque faisant la part belle à la peinture d’histoire, aux portraits et aux paysages classiques, selon une hiérarchie des genres bien établie. Jusqu’aux années 1880, le musée du Luxembourg demeure néanmoins fermé aux recherches les plus contemporaines. Courbet et Millet, par exemple, n’y furent pas exposés de leur vivant. La victoire des Républicains aux élections de 1879 permit de faire évoluer le choix des œuvres présentées au musée. Arago consacra une grande énergie pour faire construire un nouveau bâtiment permettant de mieux présenter les tableaux. Sadi Carnot proposa l’implantation actuelle du nouveau bâtiment.

Alors qu’il avait tenu ses séances à Versailles de 1876 à 1879, le Sénat reprend possession du palais du Luxembourg à cette dernière date. En 1861, le musée du Luxembourg s’ouvre également aux écoles étrangères et la section étrangère devient finalement assez importante pour constituer un musée indépendant installé au musée du Jeu de Paume en 1922. En 1894, Caillebotte, ami et mécène des impressionnistes lègue sa collection à l’État. En 1896, les musées nationaux ne retiennent finalement que quarante œuvres sur les soixante proposées mais s’engagent formellement à les exposer. Les Deux Sœurs de Renoir, présenté au musée du Luxembourg en 2014 dans le cadre d’une exposition consacrée à Paul Durand-Ruel. Il accueille de 1976 à 1978 le Salon de la Jeune Peinture.

En 1979, le musée est rouvert pour se consacrer à l’art des régions françaises. La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc. 2000, la gestion du musée est reprise par le Sénat qui s’oriente vers la présentation d’expositions artistiques plus ambitieuses, notamment d’art ancien en nouant des liens avec les institutions italiennes et en souhaitant également que les expositions d’art moderne soient sous le commissariat de conservateurs de musées ou d’historiens d’art de renommée internationale. La gestion, la production et l’organisation des expositions et leur programmation en accord avec la présidence du Sénat, sont alors immédiatement confiées par le Sénat à l’entreprise SVO Art, qui assure seule la responsabilité financière et juridique du musée, sa communication et les risques de production des expositions. Exposition la plus visitée en France en 2003. L’Aventure de Pont-Aven et Gauguin  » – Commissariat: André Cariou , conservateur du Patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Quimper. Première exposition monographique sur l’artiste au monde.