Cinq pièces pour deux clarinettes en si bémol : Pour le professeur et l’élève PDF

Beethoven commença son Concerto pour piano en 1808, en même temps que les préparatifs de guerre de l’Autriche contre Napoléon, un événement qui influença certainement l’atmosphère militaire de cette œuvre. Lors du court siège de Vienne par cinq pièces pour deux clarinettes en si bémol : Pour le professeur et l’élève PDF Français en 1809, Beethoven eut grand-peur.


Il passa la plus grande partie du temps dans une cave chez son frère Kaspar, en se couvrant en outre la tête de coussins, afin de ne pas entendre le canon. Le bruit terrible du canon ne pouvait-il pas aussi agir douloureusement sur ses oreilles malades? Nous avons durant ce laps de temps vécu dans une gêne vraiment opprimante. Le cours des événements dans l’ensemble a eu chez moi sa répercussion physiquement et moralement. Je ne parviens même pas encore à jouir de cette vie à la campagne si indispensable pour moi. Les esquisses pour le premier mouvement de 1808 à mars-avril 1809 sont parsemées de notes dans ce genre:  Auf die Schlacht Jubelgesang !

La Paix de Vienne, signée en octobre 1809, rétablit des conditions de vie favorables à l’achèvement de la partition. Malgré les vicissitudes de la guerre, ce fut une année faste pour Beethoven. Le titre de  Concerto Empereur  n’a pas été choisi par le musicien. Plusieurs légendes circulent à propos de l’origine du sous-titre. Toujours est-il que Beethoven, fermement républicain, avait en 1804 effacé avec colère une dédicace à Napoléon sur la partition autographe de sa Symphonie Héroïque quand celui-ci se proclama Empereur des Français. Il semble en définitive que cet intitulé lui ait été donné par un compositeur allemand installé en Grande-Bretagne et ami du musicien : J.

Le concerto sera dédié à l’Archiduc R et pour titre il n’a rien que:  Grand concerto dédié à son Altesse Impériale l’Archiduc Rodolphe de, etc. Le pianiste était Carl Czerny, l’élève de Beethoven, plus connu de nos jours comme auteur d’ouvrages pédagogiques. Symphonie avec participation d’un piano , voire de Symphonie concertante. La partie soliste exige à coup sûr le grand piano de concert moderne que ne réclamaient pas encore les concertos de Mozart, ni les premiers concertos de Beethoven. Beethoven, en raison de ses rythmes martiaux, de ses thèmes agressifs, de ses motifs triomphaux et de sa nature souvent proclamatoire. Selon Einstein, les compositions de style militaire étaient bien connues des publics de Beethoven :  Ils attendaient un premier mouvement de caractère  militaire  en mesure à quatre-quatre, et ils manifestèrent un plaisir non dissimulé quand Beethoven, non content de répondre à leur attente, alla encore plus loin. Le premier mouvement rompt avec les conventions: un seul accord accentué de l’orchestre, et le pianiste entre en quelque sorte en scène pour introduire le jeu par le truchement d’une cadence en trois épisodes, séparé par les interventions du tutti.

L’introduction magistrale et virtuose au piano, comme une improvisation, doit avoir stupéfié ses premières audiences. Après un développement serré des motifs et des thèmes, Beethoven englobe toute la cadence, relativement brève, dans la réexposition, contrairement aux quatre concertos précédents. Le premier mouvement fait penser au travail thématique futur de Schumann, Liszt ou Berlioz, Beethoven écrivant en symphoniste. C’est une méditation très simple, lointaine parente du Benedictus de la Missa Solemnis du compositeur.

Le piano se fond complètement à la masse orchestrale. Les cahiers d’esquisses montrent bien qu’il ne fut pas facile à Beethoven de parvenir à cette beauté quasi magique caractéristique de ce mouvement lent. Dans les dernières mesures, sur une tenue des cors, un si glisse vers un si bémol, permettant à Beethoven de revenir ainsi à la tonalité de mi bémol majeur, et d’énoncer à mi-voix, en guise de transition, le thème allègre et bondissant du Rondo, enchaîné attacca. Ce rondo abandonne définitivement son caractère de divertissement et se rapproche de la forme sonate. Il se distingue par sa verve, son enjouement, son humour et son élégance.

De cette opposition découle le dynamisme de ces mesures. Pour obtenir des contrastes frappants entre les deux partenaires, Beethoven utilise une écriture pianistique particulièrement dense, comme dans le premier mouvement. De cette manière, le piano n’a pas de peine à s’affirmer pleinement, face à un orchestre puissant, dans ce morceau dansant. Les deuxième et troisième mouvements font partie de la bande sonore du film Ludwig van B. 1989, dans le bureau de M. C’est la musique principale du film : L’Appel du destin consacré à Roberto Benzi.