Cinq siècles de peinture dans la lumière de vermeer paris 24 septembre – 28 novembre 1966 PDF

Saint Jérôme, huile sur cuivre, musée des beaux-arts, Caen. Jacques Thuillier cinq siècles de peinture dans la lumière de vermeer paris 24 septembre – 28 novembre 1966 PDF nommé  atticisme parisien .


Broché. Format:17 , 7 22 , 5x cm . Nombre de pages non précisé . Illustré de reproductions de peinures en noir .

Né à Pithiviers ou à Courcelles-le-Roi dans une famille aisée, Lubin Baugin se forme dans l’entourage des peintres de Fontainebleau, avant de rejoindre Paris dans les années 1628-1629. Son origine provinciale lui interdit, dans un premier temps, d’entrer dans la confrérie des peintres parisiens, et de pratiquer les sujets les plus élevés de la hiérarchie des genres. Nature-morte à la coupe d’abricots, la Nature morte à l’échiquier, le Dessert aux gaufrettes et la Coupe de fruits datent de cette période des années 1630-1635. Grâce à sa fortune familiale, Baugin se rend, entre 1632 et 1640, en Italie. Mais aucun document ne permet actuellement d’être sûr des œuvres qu’il réalisa durant ce séjour. De retour à Paris, Baugin s’installe pont Notre-Dame. En 1643, c’est la consécration: il entre enfin dans la corporation des peintres parisiens, et peut à ce titre pleinement exercer son métier dans la capitale.

Le lendemain de sa mort, le 11 juillet 1663, il est enterré à l’église Saint-Sulpice, à Paris. Paul Jamot et Charles Sterling et qui se tint au musée de l’Orangerie en 1934. La pleine reconnaissance de son œuvre, en particulier de sa partie religieuse, est due en grande partie à un article de Jacques Thuillier, intitulé Lubin Baugin, paru dans la revue L’Œil en 1963. Jacques Thuillier, la première véritable monographie consacrée au peintre, recensant ses 100 œuvres actuellement identifiées. La Nature morte à l’échiquier, dite aussi Les Cinq sens est une huile sur bois de 55×73 cm, conservée au Musée du Louvre à Paris. Elle représente, dans l’encoignure d’une pièce aux murs de pierres de taille, une table de bois brut, coupée à gauche du cadre.

Le vase de verre porte d’ailleurs le reflet d’une fenêtre à croisée. Les cases noires et blanches de l’échiquier, dans la partie droite du cadre, tracent des obliques qui attirent immédiatement l’œil vers la profondeur. Pourtant, cette géométrie stricte est tempérée par la nature morte proprement dite. La présence du miroir, qui ne reflète rien, peut en outre infléchir le sens vers celui des vanités, dans une mise en cause des plaisirs terrestres assujettis au temps qui passe.

Le pain et le vin y sont alors considérés comme une allusion à l’eucharistie, les trois fleurs comme une désignation de la Sainte Trinité. Histoire de l’Art -, une évocation légère des plaisirs de la jeunesse, dans ce qui demeure, avant tout, une évidente réussite picturale. Article détaillé : Le Dessert de gaufrettes. Peinte vraisemblablement durant les années où Baugin était maître de la corporation des peintres de Saint-Germain-des-Prés, vers 1631, elle est signée en capitales  BAVGIN  sur la nappe, dans l’angle inférieur droit. Le tableau représente, sur une table coupée à gauche du cadre, recouverte d’une nappe bleue, et qui occupe un peu moins de la moitié inférieure du tableau, trois objets : un plat en étain garni de sept gaufrettes – ou d’oublies -, une fiasque bouchée recouverte d’osier – de jonc? La grâce et la réussite esthétique de cette nature morte n’ont, jusqu’à présent, pas suscité d’éventuelles hypothèses allégoriques.

XI, Sainte Colombe invite son élève Marin Marais à se rendre chez le peintre en ces termes :  Je lui ai naguère passé commande d’une toile. C’est le coin de ma table à écrire qui est dans mon cabinet de musique. Une fois dans l’atelier du peintre, on relève l’ekphrasis suivante, de la Nature morte à l’échiquier :  Le peintre était occupé à peindre une table : un verre à moitié plein de vin rouge, un luth couché, un cahier de musique, une bourse de velours noir, des cartes à jouer dont la première était un valet de trèfle, un échiquier sur lequel étaient disposés un vase avec trois œillets et un miroir octogonal appuyé contre le mur de l’atelier. Dans l’adaptation filmique du roman de Quignard par Alain Corneau, sorti également en 1991, Lubin Baugin, joué par Michel Bouquet, peint les deux mêmes natures mortes, dont les modèles apparaissent à l’écran. Nature morte à la bougie, 1630, huile sur toile, Galerie Spada, Rome. 73 cm, Musée du Louvre, Paris. 52 cm, Musée du Louvre, Paris.

49 cm, musée des beaux-arts, Rennes. 144 cm, musée des beaux-arts, Troyes. L’Enlèvement d’Hélène, huile sur cuivre, diamètre : 21,5 cm, musée Magnin, Dijon. 103 cm, Musée du Louvre, Paris.