Clonage reproductif et dignité humaine PDF

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Le clonage suscite une vive polémiqué. Pour certains, il constitue la consécration, l’aboutissement de l’assistance médicale à la procréation ; pour d’autres, c’est le pas qui nous fera basculer hors de la condition humaine. Parmi ceux qui le condamnent, il s’en trouve pour réclamer qu’on le range parmi les crimes contre l’humanité et qu’on poursuive les contrevenants devant les tribunaux. À leurs yeux, le clonage porte atteinte à la dignité intrinsèque de l’être humain. Mais qu’entend-on au juste par dignité humaine ? Cet ouvrage expose dans un langage clair et accessible l’argumentation des adversaires aussi bien que des défenseurs du clonage. Tout en relevant les limites de l’argument de la dignité humaine pour le condamner, l’auteur dégage néanmoins un ensemble de principes réalistes qui devraient inspirer la réflexion éthique dans son effort de faire face aux dangers que font peser sur l’homme les exploits de la technique que représente ici le clonage reproductif.

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le clonage reproductif est une forme de reproduction artificielle employant la technique du clonage. Il existe deux méthodes de clonage dont l’application pourrait être envisagée pour la reproduction humaine : le clonage par scission d’un blastocyste, et le clonage par transfert d’un noyau cellulaire au sein d’un ovule énuclée. On nomme blastocyste l’organisme provisoire constitué durant la période du 5e au 7e jours du développement embryonnaire après la fécondation chez les mammifères. La méthode du clonage par scission de blastocyste, ou scission gémellaire, consiste à exploiter la propriété des cellules totipotentes pour diviser ce blastocyste au plusieurs « morceaux », c’est-à-dire en autant de « nouveaux » blastocystes autonomes, qui donneront ainsi chacun un individu. Chaque « nouveau » blastocyste pour se développer est implanté dans l’utérus d’une femme. Cette méthode est particulièrement maitrisée et employée en recherche pour obtenir plusieurs animaux de même patrimoine génétique.

Conceptuellement elle peut être appliquée à l’homme, mais en pratique elle ne peut que consister qu’à permettre à des parents d’avoir des jumeaux ou des triplés. Si un seul blatocyste peut être implanté par femme, dans quelle mesure peut-on recourir à des mères porteuses ? L’enjeu de cette méthode de clonage étant non pas la fécondité, mais seulement avoir des jumeaux : toute technique peut-elle être employée comme une technique d’agrément ? Ce type de clonage est-il aujourd’hui appliqué à l’homme ?

Est-il condamné par les lois qui condamnent le clonage ? Le clonage par implantation de noyau cellulaire exploite la propriété « programmatrice » de l’ADN du noyau des cellules somatiques pour lancer le développement embryonnaire avec un ovule et donner naissance à un individu. Il consiste à retirer d’un ovule son noyau cellulaire pour remplacer celui-ci par le noyau d’une cellule somatique d’un autre individu. C’est de cette méthode qu’est issue la Brebis Dolly. Cette technique pose beaucoup plus de difficultés que la précédente.

Son application à l’homme pose encore des problèmes techniques. Mais c’est surtout au niveau éthique que ce clonage a suscité des réactions, du fait que l’individu né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que la personne sur laquelle la cellule somatique a été prélevée. Quelles finalités peuvent être poursuivies par l’usage de cette technique ? Faut-il interdire les recherches visant la maîtrise de cette technique ? Quel serait le statut des éventuels êtres nés au stade expérimental ?