Clotilde, reine pieuse PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Sainte Clotilde prie saint Martin, Grandes Chroniques de France de Charles Clotilde, reine pieuse PDF, f. Tours, est une princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu’elle contribue à convertir au christianisme.


Au printemps 492, une jeune fille nommée Clotilde galope vers son époux, le terrible Clovis, roi des Francs, un païen à l’effrayante réputation de coupeur de têtes et d’égorgeur d’enfants. Elle ne le connaît pas mais, malgré son appréhension, elle est
confiante : elle est persuadée d’avoir été choisie par Dieu pour accomplir une mission d’importance : participer à la conversion du roi païen à la  » vraie foi « , celle des chrétiens qui croient en la Sainte Trinité. Encouragée et aidée par le saint père Rémi, archevêque de Reims, et la sainte mère Geneviève, figure emblématique de Paris, elle offre au roi l’exemple permanent et sincère de sa piété. Le baptême de Clovis et ses conséquences séculaires pour la royauté en France en ont résulté. Toutefois, Clotilde n’est pas seulement une reine pieuse, elle est aussi une mère aimante, que les épreuves et les chagrins n’épargnent pas. Sa profonde piété la conduit à consacrer sa fortune à la construction de nombreux lieux saints et l’entretien de plusieurs
communautés religieuses.

Les origines de Clotilde remontent fort loin. L’enfance et la jeunesse de Clotilde se déroulent à la cour burgonde sous les règnes de Gondioc, mort dans les années 470, puis de Chilpéric 1er, mort vers 480, puis sous le règne conjoint des quatre fils de Gondioc. Deux d’entre eux, Gondemar et Chilpéric II, père de Clotilde, disparaissent durant les années 480, laissant la place à Gondebaud et Godegisile, seuls rois des Burgondes dans les années 490. Cette disparition de deux des frères est l’objet d’un certain nombre d’interrogations. Gondioc avait été roi des Burgondes . Il avait eu quatre fils : Gondebaud, Godégisèle, Chilpéric et Gondemar.

Gondebaud égorgea Chilpéric son frère et noya la femme de celui-ci en lui attachant une pierre au cou. Or, comme Clovis envoie souvent des ambassades en Bourgogne, la jeune Clotilde est aperçue par ses ambassadeurs. Grégoire de Tours, Historia Francorum, livre II, paragraphe XXVIII, traduction Robert Latouche, Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge, volume 27, p. 116-117, in La Bourgogne au Moyen Âge, Académie de Dijon, Centre régional de recherche et de documentation pédagogique, Dijon, 1972.