Comédies en un acte (Littérature Française) PDF

Photoglyptie d’Octave Feuillet par Antoine Samuel Adam-Salomon entre 1876 et 1884. Son père Jacques Feuillet était un avocat renommé qui devint secrétaire général de la Manche et premier président de la Société d’agriculture, comédies en un acte (Littérature Française) PDF’archéologie et d’histoire naturelle du département de la Manche, et qui aurait pu prétendre à une carrière politique nationale sous la Monarchie de Juillet sans sa sensibilité exacerbée. On le destinait à la diplomatie, lorsque son père, à qui il confia en 1840 son intention de devenir plutôt écrivain, le renia. Il revint à Paris et vécut tant bien que mal en devenant journaliste.


Ce volume rassemble quatre impromptus légendaires de René de Obaldia : Le défunt, Le grand vizir, La baby-sitter et Pous ses beaux yeux. Voici ce qu’écrivait Pierre Lepape à leur sujet : « Obaldia n’a pas eu besoin de comprendre que pour l’essentiel, le théâtre est un jeu. C’est sa manière de penser, de rêver et d’écrire… On commence doucement à se raconter une histoire, par exemple celle de deux femmes qui aiment un même homme et qui essaient verbalement de se l’arracher… Alors que celui-ci vient de mourir dans un accident de voiture… Ces pièces de théâtre gourmand se lisent avec autant de délectation qu’elles se voient, fabriquent et diffusent une manière de morale en creux faite de lucidité, de générosité attentive, d’intelligence sans calcul. Affonter l’angoisse contemporaine, refléter les peurs les plus profondes n’oblige pas à se morfondre ! ».

Ce père, dont la santé se dégradait, lui demanda de quitter Paris pour s’occuper de lui à Saint-Lô. Ce fut un grand sacrifice, mais Octave Feuillet obéit, en 1850. L’année suivante, il épousa sa cousine Valérie Dubois, fille du maire de Saint-Lô, qui écrivait également. Il connut ses premiers grands succès en 1852, avec son roman Bellah et une comédie, La Crise. Tous deux furent réimprimés dans la Revue des deux Mondes, publication prestigieuse où parurent également un grand nombre de ses romans ultérieurs. Contraint de vivre dans l’ambiance lugubre entretenue par son père, Feuillet était sujet à Saint-Lô à la dépression nerveuse, que le dévouement de sa femme et de sa belle-mère l’aidait à surmonter. En 1857, il s’autorisa à aller à Paris diriger la répétition d’une pièce de théâtre qu’il avait adaptée de son roman Dalila.

Feuillet et sa famille décidèrent de vendre la maison familiale et de s’installer à Paris, où l’écrivain eut les faveurs de la cour du Second Empire. Mais l’enthousiasme du retour dans la capitale s’évanouit rapidement. Après la mort de son fils aîné en 1859, il quitta Paris, où il voyait sa santé décliner et avait du mal à travailler aussi efficacement qu’autrefois, afin de retrouver le calme de sa Normandie natale. Il acheta une maison appelée  Les Paillers , dans un faubourg de Saint-Lô, venelle Saint-Pierre, tout près de sa maison natale rue Saint-Georges.

Il fut élu à l’Académie française en 1862 et, en 1868, fut nommé bibliothécaire du palais de Fontainebleau, avec obligation d’y résider un mois ou deux chaque année. 1867 est l’année de son chef-d’œuvre, Monsieur de Camors, roman typique de sa production, sur les dilemmes moraux déclenchés par des passions amoureuses. La chute de l’Empire en 1870 fut pour lui un grand choc. Il resta fidèle aux Bonaparte et le succès devint moindre. Forcé de vendre les Paillers, il passa ses dernières années dans une errance continuelle, ternie par sa dépression et une surdité de plus en plus prononcée. Il mourut à Paris le 29 décembre 1890, année de la publication de son dernier livre, Honneur d’artiste. Son épouse lui survécut une quinzaine d’années.