Contes Et Nouvelles, 1950-1970 PDF

Paolo Taviani au festival de Cannes 2015. Jusqu’en 2017, ils ont co-signé la mise en scène de tous leurs films. Paolo et Vittorio Taviani naissent, à San Miniato, respectivement en 1931 et contes Et Nouvelles, 1950-1970 PDF 1929 d’un père avocat.


Ils tournent leur premier long-métrage en 1961, également avec Valentino Orsini : Un homme à brûler, sorti en 1962, qui raconte l’histoire d’un syndicaliste sicilien, Salvatore Carnevale, assassiné en mai 1955 par la Mafia. Les frères Taviani se tournent alors vers la recherche de nouveaux styles et tournent ainsi Sous le signe du scorpion en 1969, s’inspirant des procédés stylistique de Bertolt Brecht, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard. En 1977, ils décident d’adapter le roman autobiographique de Gavino Ledda racontant l’histoire d’un jeune berger, échappant au contrôle despotique de son père qui, par nécessité financière, l’avait contraint à abandonner l’école, le laissant ainsi analphabète jusqu’à l’âge de 20 ans. Toscane les jours précédant la fin de la Seconde Guerre mondiale, vu à travers les yeux de quelques villageois. Nouvelles pour une année de Luigi Pirandello. Le film est présenté en première au Festival international du film de Rome et ensuite distribué dans les salles.

C’est à la manière de poètes et non de philosophes, qu’ils abordent les problèmes sociaux et politiques de leur temps, les transposant à travers le prisme de l’allégorie dans les temps futurs et passés. L’utopie est à la fois le ferment de leur œuvre, leur mode de narration et le rapport fondamental que leur cinéma entretient avec le monde réel. Gérard Legrand,  Paolo et Vittorio Taviani , Cahiers du cinéma, 1990. Le mécanisme du cinéma des Taviani procède justement de la récupération du passé, des histoires racontées au coin du feu, des légendes campagnardes, des vieux proverbes.

Riccardo Ferrucci et Patrizia Turini : Paolo et Vittorio Taviani : la poésie du paysage, Gremese éditeurs, Rome, 1995. Il y a peu de réalisateurs en Italie qui, comme les Taviani, visent au vrai, sans concession aucune. Grazzini, Corriere della Sera, 8 septembre 1967. Paolo Taviani et Vittorio Storaro en 2010. Paolo Taviani :  On nous a demandé parfois pourquoi nous faisions du cinéma. La réponse est que nous pratiquons le cinéma comme un acte d’amour, pour aimer et être aimés par des personnes que nous ne connaissons pas et que peut être nous ne connaîtrons jamais. Le cinéma est ma vie parce que sinon je serais seulement un fantôme et tous les rapports avec les autres se dissoudraient dans le brouillard.

Paolo et Vittorio Taviani :  Nous ne voyons pas comment nous pourrions travailler l’un sans l’autre. Tant que nous pourrons mystérieusement respirer au même rythme, nous ferons des films ensemble. Le partage des tâches, lorsque les frères Taviani réalisent un film, est impossible à définir. Au Festival de Cannes, l’année où fut présenté Padre padrone, un des frères, répondant à la question d’un journaliste, eut cette facétieuse répartie :  Nous sommes comme le café au lait Impossible de dire où finit le café et où commence le lait ! 1960 : L’Italie n’est pas un pays pauvre de Joris Ivens. Antonia Arslan Le Mas des alouettes : Il était une fois en Arménie.

1977 : Palme d’or pour Padre padrone. 1977 : Prix de la Critique Internationale – FIPRESCI pour Padre padrone. 1982 : Grand Prix du Jury pour La Nuit de San Lorenzo. 2012 : Ours d’or pour César doit mourir. 1986 : Lion d’or pour la carrière à la Mostra de Venise 1986. 1978 : David spécial pour Padre padrone.

1983 : meilleur film et meilleur réalisateur pour La Nuit de San Lorenzo. 2012 : meilleur film et meilleur réalisateur pour César doit mourir. 2016 : Récompense pour l’ensemble de leur carrière. 1978 : Ruban d’argent du réalisateur du meilleur film pour Padre padrone.