Coulentianos PDF

Embauché en 1928 comme journaliste à Paris-Midi, il est, cette même année, cofondateur éphémère de la revue expérimentale Le Grand Jeu. Dandy et libertin, il continue son métier de journaliste jusqu’à la guerre et fréquente les milieux littéraires. Après la guerre, il s’installe dans l’Ain à Meillonnas et est inscrit quelques années au Parti communiste. Roger Vailland meurt à cinquante-sept ans, le 12 mai 1965, d’un coulentianos PDF du poumon.


Le père ouvre un cabinet de géomètre-expert dans un petit bourg de l’Oise, Acy-en-Multien, où Roger naît en 1907. En 1919, après le retour de guerre du père, la famille devient rémoise, toujours pour raisons professionnelles. En 1925, la famille emménage à Montmorency. Roger entre à Louis-le-Grand, à Paris, en classe d’hypokhâgne. Deux ans plus tard, il loge chez sa grand-mère rue Pétrarque, ce qui est censé faciliter sa préparation d’une licence de Lettres à la Sorbonne. Il est au cœur de la vie parisienne et renonce très vite à ses études.

Il s’agit de s’extraire du terne présent, d’accéder à un autre état du  moi  où vie et mort, réel et imaginaire se rejoignent. Roger Vailland se dépense sans compter pour la revue. André Breton s’alarme de ce jeune homme insolent et turbulent, qui pourrait lui faire ombrage, et organise le 11 mars 1929, au Bar du Château, un procès dont Louis Aragon est le procureur, sous prétexte d’un article de Roger Vailland à l’éloge du préfet Chiappe. Sur cette époque, voir le témoignage de sa sœur Geneviève : L’enfant couvert de femmes. Reporter à Paris-Soir, Roger Vailland parcourt divers pays, voyages dont il fera des récits détaillés.

Il publie deux grands romans-feuilletons en 1932-33, Leïla et La Visirova. Blavette, villa Léandre à Montmartre, lieu qui sera un de ses ports d’attache jusque pendant la guerre. Il se séparera d’Andrée au début de 1947. Fin 1940, la guerre et son métier de journaliste le mènent cours Gambetta à Lyon où Paris-Soir s’est replié. Il vit mal cette époque de latence, brasse beaucoup de projets et en 1942, après une cure de désintoxication, il s’engage dans la Résistance aux côtés des gaullistes puis des communistes.

En décembre 1947, ses amis De Meyenbourg, installés à Sceaux, ont pitié de sa situation matérielle et lui offrent l’hospitalité jusqu’en décembre 1950. Allymes, hameau à six kilomètres d’Ambérieu-en-Bugey. En 1954, Roger et Élisabeth se marient et s’installent, à l’automne, dans une belle maison du centre de Meillonnas, un village du Revermont situé à une vingtaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse. Au début des années 1960, Vailland renoue avec le cinéma.

En mars 1962, il est à Hollywood en compagnie de René Clément pour préparer leur film Le Jour et l’Heure. Sur la relation de leur rencontre, voir : Yves Courrière. Toute sa vie, Roger Vailland aura rejeté les contraintes et aura cherché avec une désinvolture élégante, à connaître le bonheur : une pratique hédoniste qui le marginalise. Grand reporter, romancier communiste qui roulera en Jaguar à la fin de sa vie, drogué, grand résistant, alcoolique, amateur de cyclisme et de montagne, ascète lorsqu’il écrit, ex-surréaliste, libertin, Roger Vailland a commencé tôt à opérer le  dérèglement de tous les sens  cher à son maître Arthur Rimbaud.

Il repose dans le cimetière de Meillonnas, près de Bourg-en-Bresse. Sur sa vie à Meillonnas, voir : Meillonnas. On trouvera de nombreux témoignages sur le site consacré à Roger Vailland. Jean-Pierre Védrines définissait ainsi son écriture :  Le roman chez Vailland est beaucoup plus qu’un muscle, c’est un rouage. Ainsi écrit-il dans La Fête à propos de son héros qui lui ressemble étrangement :  Après un repas léger, Duc s’étendit dans la pièce où il travaillait et dormit pendant une heure. Je ne fais pas de plan. Au début, c’est à la fois plus vague et plus précis qu’un plan.