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Du contrat social ou Principes du droit politique cybersociété PDF un ouvrage de philosophie politique pensé et écrit par Jean-Jacques Rousseau, publié en 1762. Jean-Jacques Rousseau a commencé à s’intéresser à la politique lors d’un séjour qu’il fit comme secrétaire de l’ambassadeur de France auprès de la République de Venise, entre juillet 1743 et octobre 1744. Article détaillé : Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.


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1752 il formule dans la préface de Narcisse ou l’Amant de lui-même :  les vices n’appartiennent pas tant à l’homme qu’à l’homme mal gouverné. La nature de l’homme, avant que l’Histoire et les types de société ne l’altèrent, est pour Rousseau une hypothèse qui lui donne le moyen de comparer et de statuer sur les différents types d’organisation de la société. En 1756, Rousseau inscrit à nouveau son projet d’ouvrage sur la liste des travaux à accomplir. Trois ans plus tard, voyant l’ampleur de la tâche, il décide de s’attacher à une partie de ses Institutions et de brûler le reste.

Il montre une première version de Du contrat social, dite Manuscrit de Genève, en décembre 1760 à son éditeur Marc-Michel Rey, venu lui rendre visite à Montmorency. Rousseau remania le plan et la distribution des matières. Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale  juste  repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Je veux chercher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûre, en prenant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être.

Je tâcherai d’allier toujours, dans cette recherche, ce que le droit permet avec ce que l’intérêt prescrit, afin que la justice et l’utilité ne se trouvent point divisées. Du contrat social est un traité de philosophie politique présentant comment l’homme, passé de l’état de nature à l’état de société, peut instituer un ordre social au service de l’intérêt général. Le pacte social que propose Rousseau établit que chacun doit renoncer à tous ses droits particuliers ou du plus fort pour obtenir l’égalité des droits que procure la société. C’est de ce pacte que Rousseau fait découler la légitimité politique. Alors la matière sur laquelle on statue est générale comme la volonté qui statue.

Il commence alors à aborder les différents organes du corps politique, avec, par exemple le législateur. Je veux chercher si dans l’ordre civil il peut y avoir quelques règles d’administration légitimes et sûres, en prenant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être. L’homme est né libre et partout il est dans les fers . Par ce célèbre aphorisme de départ, Rousseau constate l’incapacité de l’homme à être libre alors qu’il se croit naître en société. Cette aliénation sociale est un fait millénaire et Rousseau ne prétend pas l’expliquer, mais il propose de chercher ce qui pourrait être producteur de légitimité dans l’ordre politique.

Rousseau considère comme premier modèle de société politique  la plus ancienne et la seule naturelle  : la famille. La cohésion d’une telle société est garantie par la dépendance des enfants vis-à-vis de leur père, d’ordre naturel : les enfants obéissent au père parce que le père subvient à leurs besoins. Quand les besoins cessent, les enfants obtiennent leur indépendance, et si les membres d’une famille restent ensemble c’est par convention sociale, d’ordre volontaire. Soumettre la puissance au droit et faire que la justice soit forte implique une démystification de l’expression mal formée  droit du plus fort  qui aligne deux ordres hétérogènes : celui de la réalité physique et celui de la moralité. Pour Rousseau, nul n’est vraiment maître en raison de la réalité physique, on doit s’appuyer sur la réalité morale :  transformer la force en droit  et  l’obéissance en devoir .

Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste . Jean-Jacques Rousseau a prouvé précédemment qu’aucun homme n’a d’autorité morale sur un autre et que la force ne peut faire droit : ainsi l’autorité naturelle légitime qu’il recherche pour les hommes est affaire de convention. Pour Grotius, le peuple peut aliéner sa liberté en devenant sujet d’un roi comme un homme devient l’esclave d’un maître. Pour convaincre les  fauteurs du despotisme , Rousseau fait la distinction entre  soumettre une multitude  et  régir un peuple .

Rousseau veut montrer ici que la seule autorité qui d’une multitude puisse faire un peuple c’est le peuple ! En d’autres termes : comment est-ce qu’une autorité quelconque peut être imposée de manière légitime à un peuple ? Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant. Tel est le problème fondamental dont le Contrat social donne la solution. L’originalité de la solution de Rousseau est qu’il va dépasser le dualisme opposant le peuple et le pouvoir politique l’un à l’autre. Il va en effet voir dans la constitution d’un pouvoir politique reposant sur le contrat social le fondement même de l’existence du peuple.

En termes kantiens on peut dire que le pouvoir politique, dans la mesure où il repose sur le contrat social, est la condition de possibilité de l’existence du peuple en tant que peuple et non en tant que simple agrégation. La question de la légitimité d’un pouvoir reposant sur le contrat social ne se pose donc plus. L’autorité politique n’est en effet plus une violence faite au peuple mais ce qui lui permet d’exister. Le contrat social est nécessaire, selon Rousseau, lorsque les besoins de chacun sont supérieurs à ce que chaque homme peut faire pour y subvenir par lui-même. Les citoyens prennent le nom de peuple :  Citoyens comme participant à l’autorité souveraine, Sujets comme soumis aux lois de l’État.