Démocratisation à la togolaise PDF

Le Burkina Faso est un des pays les moins industrialisés d’Afrique de démocratisation à la togolaise PDF’Ouest. La consommation nationale de produits industriels est de toutes façons faible. Les quelques rares industries sont concentrées à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso qui possèdent toutes deux des zones industrielles dédiées à ces activités. La position méridionale de Bobo-Dioulasso, proche de la frontière ivoirienne et première ville desservie par le train Abidjan-Ouaga remontant les matières premières du port ivoirien, rend la capitale du sud du Burkina particulièrement attractive aux yeux des investisseurs.


C’est d’ailleurs Bobo qui compte la plus forte densité d’industries par habitant. Les brasseries, implantées à Bobo tout comme à Ouaga, tournent également à plein régime pour produire les hectolitres de bières consommées par les soifoirs du Burkina ainsi que diverses boissons sucrées, la plupart sous licence Coca-Cola Company. Diamond Cement, la seule cimenterie du pays, ne peut quant à elle, même en tournant à plein régime, subvenir aux besoins du pays qui doit importer du ciment du Togo, de RCI et du Ghana. Seules les industries tournant autour du coton et du beurre de karité ont au Burkina vocation à être exportés. Les autres produits ne sont pas concurrentiels à l’exportation du fait de la difficulté d’approvisionnement en matières premières de ce pays enclavé et aux difficultés liés au coût et au temps de transport pour l’expédition vers l’étranger. Le sous-sol du Burkina Faso, même s’il n’est pas exceptionnellement riche, recèle un important potentiel. Après le coton, c’est d’ailleurs l’or qui constitue le deuxième produit d’exportation.

Le précieux métal est extrait à diverses échelles dans tout le pays. C’est à Poura, principal gisement Burkinabè exploité, qu’il est extrait industriellement. Poni, le Ganzourzou et le Sanmatenga. Il existe également quelques petits gisements d’antimoine, de plomb, de zinc, de manganèse, de magnétite, de nickel et d’aluminium dont les quantités extraites ne permettent même pas au pays de s’autosatisfaire.

D’éventuels gisements d’uranium et de pétrole, sans grande valeur, existeraient aussi au Burkina. Plusieurs entreprises telles que FASOMINE exploitent différents types de gisements dans tout le pays. Seuls 3000 kilomètres de routes bitumées traversent le Burkina Faso. C’est l’un des réseaux les moins denses d’Afrique. Certains tronçons, récents, sont encore en parfait état, d’autres sont dans un état de délabrement avancé.

La saison des pluies, ramolissant la couche de latérite sur laquelle repose de goudron, est particulièrement calamiteuse pour les routes bitumées qui voient alors fleurir des nids de poules de toutes parts. Photo à droite : la route goudronnée la plus fréquentée du Faso, l’axe Ouaga-Bobo près de l’embranchement de Koudougou. Il est d’ailleurs dommage de voir ces routes abîmées si vite alors qu’elles sont si peu fréquentées. Le trafic de véhicules sur les routes nationales est en effet très limité et même l’axe le plus utilisé, le Ouaga-Bobo, peut ne pas voir passer de véhicules pendant plus d’une demi-heure. Les 3000km de routes goudronnées sont principalement les axes menant aux pays voisins. Ainsi, les voies principales menant à Bamako au Mali, à Abdijan en Côte d’Ivoire, à Accra au Ghana, à Lomé au Togo, à Niamey au Niger et à Cotonou au Bénin sont dans un état très généralement bon.