De la foret a l’industrie, une strategie pour le bois PDF

Un feu de forêt est un incendie qui se propage sur une étendue boisée. Les feux de forêt sont à l’origine d’une pollution de l’air, de l’eau et des sols. Les incendies de forêts ont toujours existé. Les archives montrent que le risque est ensuite cyclique, des décennies relativement calmes succédant à d’de la foret a l’industrie, une strategie pour le bois PDF plus agitées.


En 1706, la Chambre des eaux et forêts du parlement de Provence arrête :  Il est défendu à tous les gardiens de troupeaux de mettre le feu aux bois, sous peine de punition corporelle . Phase de vide, puis reprise de la strate herbacée, des buissons puis retour de la strate arborée, avec leur flore, faune et fonge spécifiques. Chaque année, plus de 60 000 feux de forêt se déclarent en Europe. Dans le monde, les territoires touchés couvrent 350 millions d’hectares, six fois la superficie de la France. En trente ans, malgré des moyens accrus de lutte, les surfaces incendiées ont doublé et les grands feux autrefois exceptionnels se multiplient partout sur la planète.

Les feux sont de plus en plus fréquents et importants en Australie et dans le monde, en dépit de moyens de lutte de plus en plus importants. On peut aussi citer le pire incendie de toute l’histoire qui a eu lieu en 1987, en Chine, et qui a détruit 1. Il a entraîné une prise de conscience générale qui s’est traduite par des lois sur la protection des forêts et une politique de prévention et de lutte. Les fumées modifient la nébulosité et peuvent  créer  des cumulus artificiels dits  Pyrocumulus , ici observé par la Nasa au-dessus de la Floride en aval d’un feu. Des incendies épisodiques déclenchés par la foudre sont – dans une certaine mesure – normaux en forêt où ils tuent de nombreux animaux non-volants ou incapables de fuir. Après un incendie, le sol devient plus sensible à l’érosion. Plusieurs phénomènes sont mis en cause comme la disparition de l’humus, la formation d’une croûte liée à la cuisson du sol, le dépôt d’une couche hydrophobe de cendres, l’absence de végétation.

Un autre impact concerne la capacité de régénération du sol, et donc de la forêt, après des feux répétés sur de courts intervalles de temps. Ils ont montré qu’une forêt peut se régénérer si les feux interviennent tous les 25 ans. Les satellites montrent les panaches d’aérosols denses qui causent une pollution ponctuelle ou chronique jusqu’à plusieurs centaines de km de leur origine. La pollution de l’air pose de problèmes de santé publique. Les gaz émis interagissent avec les rayons solaires ultraviolets pour produire une pollution dite photochimique. Les incendies de forêt rejettent de grandes quantités de gaz carbonique, puissant gaz à effet de serre. De plus, l’incendie favorise le lessivage de la matière organique des sols qui étaient une partie du puits de carbone forestier.

Même si la plupart des incendies sont anthropiques, en 2018 ces polluants — hormis parfois le CO2 en tant que gaz à effet de serre — ne sont toujours pas comptabilisés dans les cadastres et inventaires nationaux. En dessous de ce seuil, la plante ne peut plus s’hydrater, et chez certaines espèces ce sont les essences de la plante qui s’évaporent. Propagation caractéristique d’un feu de forêt en forme d’ellipse. Sur un terrain plat et avec une végétation homogène, il se propage en forme d’ellipse, dans l’axe du vent.

Elles peuvent alors déclencher un nouveau départ de feu quelques centaines de mètres plus loin. Ce sont les services forestiers américains et canadiens, qui les premiers, ont expérimenté une méthode d’analyse des causes d’incendies de forêt dans les années 50. Grâce aux informations collectées sur les feux, les bases de données permettent l’analyse spatio-temporelle du nombre des feux, de la surface brûlée ou des causes de départ de feux. Le risque d’apparition de feux de forêt est particulièrement important lors des sécheresses. Affiche américaine de prévention des feux de forêt destinée à notamment sensibiliser les scouts. L’établissement de plans d’intervention et d’engagement de moyens.

Leur ampleur et les difficultés de mise en œuvre varient fortement selon les contextes. Analyser : température, taux d’humidité de l’air, vent, état des sols et de la végétation : ces données sont collectées et centralisées à Bordeaux pour le sud-ouest, et à Valabre pour le sud-est. Surveiller : sur les zones à risque, hommes et camions sont postés à titre préventif pour réduire les détails d’intervention. Les avions bombardiers d’eau opèrent aussi une veille, les soutes pleines d’eau. Aménager et débroussailler : dans les forêts, on crée des percées pour ralentir le feu.