De la guerre PDF

Prisonniers de guerre français, nord de la France, 1940. Environ un de la guerre PDF des prisonniers français furent libérés sous diverses conditions.


De la guerre (Vom Kriege), est l’ouvrage majeur du général prussien Carl von Clausewitz (1780-1831). Il fut rédigé entre 1818 et 1830, après les profondes mutations générées par les guerres napoléoniennes. Cette édition abrégée propose une traduction claire et rigoureuse de ce classique de la guerre moderne. Le lecteur y trouvera les parties fondamentales de ce traité dont la structure originelle a été conservée.

La préface permettra aux étudiants d’accéder à certaines informations supplémentaires. Davantage axée sur le livre I (le seul au programme), elle comporte un résumé des autres livres de l’ouvrage, permettant d’enrichir la lecture du livre liminaire et de mieux cerner la pensée de Clausewitz. Elle expose les principes généraux de sa théorie militaire et en explique avec précision les concepts-clés.

Préface de Nicolas Waquet revue pour le programme de prépas.

Environ 20 000 officiers furent faits prisonniers de 1940 à 1945. 1942, dans le cadre de la politique de la relève menée par le gouvernement de Vichy, environ 210 000 prisonniers sont  transformés , c’est-à-dire qu’ils restèrent en Allemagne, mais devinrent en théorie des travailleurs civils. Ils travaillent pour les Allemands, notamment l’organisation Todt ou pour des sociétés françaises qui participent à l’effort de guerre de l’Occupant. Ils sont payés 10 francs par jour pour 6 à 8 heures de travail, quand un manœuvre à la même époque est rémunéré 10 francs de l’heure. Leur alimentation est complétée par des marraines qui habitent près du camp et les nourrissent en échange de cigarettes.

Environ la moitié d’entre eux travaillèrent dans l’agriculture allemande, où les disponibilités alimentaires étaient adéquates et les contrôles étaient cléments. Fin 1940, environ 80 000 prisonniers  indigènes  sont détenus dans 22 Frontstalags pour la majorité dans la zone occupée. D’abord détenus avec tous les prisonniers capturés après la capitulation, ils ne tardèrent pas à en être séparés. Les Allemands ayant décidé surtout de transférer outre-Rhin les prisonniers français de souche européenne. En effet, aux yeux des nazis, les militaires coloniaux étaient des  sous-hommes  et n’avaient pas leur place sur le sol allemand. Les prisonniers coloniaux sont maltraités par les Allemands lors de leur capture. L’habillement laisse souvent à désirer et les chaussures font cruellement défaut d’où l’usage de sabots.

Dans les derniers jours de combat en juin 1940, les unités allemandes ont tué plusieurs milliers de soldats noirs et prisonniers de guerre des régiments coloniaux français. J’ai vu des Allemands fusiller sur place des Sénégalais. Beaucoup de mes camarades Marocains l’ont été aussi parce que les Allemands savaient que nous étions volontaires, contrairement aux Algériens qui étaient des appelés. De 1940 à 1945, 51 000 prisonniers français trouvèrent la mort ou disparurent au cours de leur captivité. Les prisonniers furent rapatriés en France à l’été 1945. Beaucoup sont revenus dans l’indifférence et dans le mépris.

Pour les  indigènes , le retour parfois très tardif s’accompagna de nombreux incidents dont celui, particulièrement grave et meurtrier, de Thiaroye. Les prisonniers de guerre français 1940 – 1945, Premiers temps de la captivité, sur apra. Yves Durand, La Captivité, histoire des prisonniers de guerre français, édité par la FNCPG, 1979, p. Sarah Fishman,  Grand delusions : The unintended consequences of Vichy France’s prisoner of war propaganda , Journal of Contemporary History, vol. Francis Ambrière, Les grandes vacances, 1939-1945, Éditions de la Nouvelle France, Paris, 1946, 423 p.

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Parigot prisonnier de guerre à la ferme chez les Boches, L’Harmattan, Paris, 2018, 220 p. Jacques Perret, Le caporal épinglé, Gallimard, Livre de Poche, Paris, 1947-1962, 506 p. Marius Perrin, Avec Sartre au Stalag 12 D, Éditions Jean-Pierre Delarge, Paris, 1980, 168 p. André Ringenbach, Six années pour la patrie, 1939-1945, Édité par l’auteur, Rouen, 1967, 288 p. Joseph Rosenfeld, Lettres du Stalag 1940-1945, Éditions Bruno Leprince, Paris, 2010, 208 p. Martial Thibert, Max, Matricule 21835, Dix ans de la vie d’un prisonnier de guerre : 1938-1948, Ed.

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