Deir el-Médineh : les artisans de Pharaon PDF

Akhetaton, la capitale construite par le pharaon Akhénaton aux alentours de -1360. Akhetaton signifie  L’Horizon d’Aton  en égyptien ancien. Akhetaton est la seule ville de l’Égypte antique dont nous ayons une connaissance détaillée, notamment à cause du fait qu’elle fut désertée deir el-Médineh : les artisans de Pharaon PDF de temps après la mort d’Akhénaton, pour ne plus jamais être occupée.


1833 – Le copiste Robert Hay et G. Une expédition prussienne dirigée par Karl Richard Lepsius établit une topographie d’Amarna au cours de deux visites de douze jours. Martin publie ses études de l’hypogée dit la Tombe royale dans The Royal Tomb at el-Amarna. En 1887, une villageoise cherchant du sebakh sur le site découvrit un dépôt de plusieurs centaines de tablettes provenant des archives royales. Ces tablettes, les lettres d’Amarna, sont rédigées en akkadien cunéiforme, la langue des relations diplomatiques de l’époque. Bien sûr, les lettres d’Amarna ne donnent qu’un aperçu forcément incomplet de cette période, mais elles attestent néanmoins les liens étroits existant entre les cours royales de la région et témoignent de l’activité diplomatique intense qui dans l’Antiquité déjà caractérisait les rapports entre les protagonistes du Proche Orient. La ville, située en face d’Hermopolis Magna, formait un vaste ensemble qui s’étirait sur près de neuf kilomètres.

Les fouilles ont révélé l’existence de quatre palais, étagés du nord au sud le long du Nil. Le  Palais nord des berges du fleuve  entouré d’un mur d’enceinte paraît avoir été la résidence royale, fortifiée et isolée de la ville proprement dite. Marou-Aton était sans doute un lieu de plaisance et de recueillement, bâti pour satisfaire l’amour porté à la nature par la famille royale : il possédait de vastes jardins, dont le roi semble avoir fait un parc zoologique, ainsi que plusieurs lacs artificiels. Les deux temples d’Aton occupaient le centre de la ville, jouxtant le Grand Palais.

Contrairement aux temples égyptiens habituels, où l’on passe de la lumière à l’ombre profonde du Saint des Saints, ils offraient aux rayons du dieu-soleil leurs cours à ciel ouvert et leurs trois cent soixante-cinq autels couverts d’offrandes. Fresque d’Amarna : deux des filles d’Akhénaton. Aton, et exclusivement accomplies par le roi lui-même. L’intérêt principal de cet urbanisme désordonné est d’avoir été conservé tout au moins quant à ses fondations. Ainsi nous disposons de véritables plans de demeures amarniennes, depuis le palais royal jusqu’à la maison du simple serviteur. Ces témoignages sont uniques pour la période de la XVIIIe dynastie.