Des hommes peu ordinaires: Dietrich Bonhoeffer et Hans von Dohnanyi, résistants à Hitler dans l’Église et dans l’État PDF

La première phase du complot échoue : la bombe déposée par le colonel Claus von Stauffenberg dans des hommes peu ordinaires: Dietrich Bonhoeffer et Hans von Dohnanyi, résistants à Hitler dans l’Église et dans l’État PDF des salles de la Wolfsschanze explose, mais Hitler n’est que légèrement blessé. L’échec de la conjuration est suivi par une répression particulièrement féroce.


Pendant les douze années qu’a duré le Ille Reich, rares furent ceux qui osèrent se dresser contre la tyrannie, et plus rares encore ceux qui le firent au nom du caractère sacré de la loi et de la foi. Ce livre traite de deux de ces hommes qui, dès le début, firent tout pour s’opposer à Hitler, puis montèrent une conspiration pour le renverser. L’un, Dohnanyi, avocat, est presque inconnu ; l’autre, son beau-frère, Bonhoeffer, pasteur et théologien, jouit d’une grande célébrité. Le 5 avril 1943, la Gestapo les arrêta tous les deux. Après deux ans passés en prison dans les pires conditions, ils furent exécutés en avril 1945, quelques semaines seulement avant le suicide de Hitler et la capitulation de l’Allemagne. Bonhoeffer fait partie des dix martyrs immortalisés sur le portail de l’abbaye de Westminster. Dohnanyi est enregistré à Yad Vashem comme « juste parmi les nations ». Pour eux, comme pour beaucoup de ceux qui se sont dressés contre Hitler, l’indignation devant les atrocités à l’égard des Juifs fut la motivation principale. Résister durant l’époque la plus sombre qu’ait connue l’Allemagne fut un drame plus grand, plus profond et plus complexe que ce qui est généralement admis. Elisabeth Sifton et Fritz Stern s’efforcent ici au moins d’en approcher la réalité.

Roland Freisler et condamnés à mort. Berlin, Erwin von Witzleben, l’officier réserviste Wilhelm von Lynar, le chef de l’Abwehr, Wilhelm Canaris, et son adjoint, le lieutenant-colonel Hans Oster. Le projet d’envahir la Pologne en septembre 1939 épouvante les conservateurs qui avaient comploté pendant la crise de Munich. Ils essayèrent d’établir des contacts avec les gouvernements britannique et français, mais leurs messages étaient contradictoires et ils ne furent pas vraiment pris au sérieux.

Diverses tentatives ont lieu début 1943. Tresckow apporte et assemble les explosifs qui lui ont été fournis par le Generalmajor von Gersdorff. La dégradation de la situation militaire s’accélérant, Goerdeler, toujours convaincu de pouvoir négocier la paix avec les Alliés qui, lors de la conférence de Casablanca, ont pourtant déclaré n’accepter qu’une reddition sans conditions, presse les militaires d’agir à nouveau. Soupçonné lui aussi, Wilhelm Canaris est mis aux arrêts en forteresse le 11 février 1944.

Article détaillé : Liste des membres du complot du 20 juillet 1944. Le groupe de conjurés qui fomentent l’attentat du 20 juillet 1944 et l’opération Walkyrie comporte diverses composantes et présente un caractère hétéroclite. Oster enrôle également Albrecht Mertz von Quirnheim, adjoint d’Olbricht. Son implication dans le complot est controversée. Paul Berben le considère comme profondément impliqué, sans toutefois avancer de preuves, alors que Benoît Lemay estime qu’il a systématiquement repoussé les tentatives de contact de conjurés.