Des vies en rouge : Militants, cadres et dirigeants du PCF (1944-1981) PDF

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Durant les Trentes Glorieuses (1945-1975), le Parti communiste français représentait un électeur sur quatre. Pourtant, ses militants sont demeurés le plus souvent des inconnus. Qui étaient ces hommes et ces femmes engagés dans ce parti ? En s’appuyant sur des archives inédites, en particulier les questionnaires biographiques remplis par les militants, Paul Boulland retrace des itinéraires de cadres et de dirigeants, restituant une histoire incarnée du Parti communiste. Ainsi, des figures célèbres – parmi lesquels Maurice Thorez, Jeannette Vermeersch, Waldeck Rochet ou Georges Marchais – côtoient dans cet ouvrage celles d’anonymes aux destins singuliers. Durant trois décennies, ces militants vont connaître des changements d’une particulière intensité : la Libération, le stalinisme à son apogée, le rapport Khrouchtchev révélant ses crimes, la guerre d’Algérie, la répression du Printemps de Prague, le Programme commun et sa rupture… Autant d’événements que les communistes vont traverser de façons extrêmement diverses.

Plus important parti français dans l’immédiat après-guerre, le parti constitue la première force de gauche en France. L’organe officiel du parti est pendant longtemps le journal L’Humanité, qui en est désormais structurellement indépendant tout en en restant très proche. Article détaillé : Histoire du Parti communiste français. Le nouveau parti, qui accepte de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l’Internationale communiste, se présente comme révolutionnaire, internationaliste et n’exclut pas d’avoir recours à des actions illégales en cas de nécessité. Candidats communistes aux élections législatives de 1928. L’arrestation et l’incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants.

La Chambre des députés élue en 1936. Après la prise du pouvoir d’Adolf Hitler, l’Internationale communiste recommande une ligne moins sectaire. L’équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera le parti français près de trois décennies. De 1936 à 1939, le soutien aux républicains espagnols représente une part importante de l’activité du Parti communiste, tant par l’envoi de volontaires dans les Brigades internationales que par la mise sur pied de moyens matériels. Article détaillé : Parti communiste français pendant la drôle de guerre. Le 23 août 1939, l’URSS signe le pacte germano-soviétique, un accord de non-agression et de partage de l’Europe centrale avec l’Allemagne nazie. Le Parti communiste français approuve la signature du pacte, bien qu’un cinquième des élus du parti s’y oppose.