Dictionnaire Liturgique, Historique Et Theorique de Plain-Chant Et de Musique D’Eglise Au Moyen Age Et Dans Les Temps Modernes… PDF

C’est en effet une forme ancienne d’harmonisation du plain-chant : cette pratique a ainsi donné naissance à un genre musical spécifique. Ses notations étaient très variées, ancienne ou moderne. Dictionnaire Liturgique, Historique Et Theorique de Plain-Chant Et de Musique D’Eglise Au Moyen Age Et Dans Les Temps Modernes… PDF, surtout en Italie et en Espagne, la façon de la notation mixte était respectée. La voix du plain-chant, mélodie initiale et placée soit à la basse soit au ténor, demeurait toujours en notation carrée alors que d’autres parties étaient imprimées en notation moderne ou mesurée.


Dans cette manière, le faux-bourdon restait plain-chant. Même si à l’époque, la notion d’accord n’existait pas encore, on peut analyser le faux-bourdon comme un accord de sixte se déplaçant sur les différents degrés de l’échelle musicale. Selon le Dictionnaire historique de la langue française, le mot bourdon apparut vers 1210 en désignant un insecte, puis vers 1280 un instrument de musique. La confusion ou hésitation restait toutefois continuellement.

Ainsi, le théoricien Antoine Parran ne distingua pas, en 1639, le faux-bourdon du contrepoint_se_divise_en_simple_et_composé_:_le_simple_est_celuy_auquel_l’on_se_sert_simplement_de_notes_égales,_note_contre_note,_sans_variété_de_figures,_comme_l’on_void_en_nos_Fauxbourdons. Pour certains, le faux-bourdon et le contrepoint simple étaient synonymes. En effet, parfois les notateurs utilisaient les petits points au lieu de notes carrées, pour les trois parties. De fauces est venu le mot français faucet qu’on écrit aussi fausset, nom qui caractérise les sons qu’un homme produit quand il veut imiter la voix d’une femme ou d’un enfant. Le jeu d’orgues appelé bourdon a servi de terme de comparaison, pour caractériser les voix les plus graves. Faux bourdon : Plain-chant où la basse forme le chant principal. Le faux-bourdon est un chant parfaitement homophonique, à la base du cantus firmus.