Dimensionner les ouvrages en maçonnerie PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Arc dimensionner les ouvrages en maçonnerie PDF cintre dans la cathédrale de Spire en Allemagne. Ramesséum, bâtis avec des arcs en adobe.


Afin d’harmoniser les règles de conception et de mise en oeuvre des ouvrages de maçonnerie entre les états membres de l’Union européenne, les règles de calcul ont été unifiées avec la publication de l’eurocode 6. Les Annexes françaises de la norme NF EN 1996-1-1/NA « Eurocode 6 – Calcul des ouvrages en maçonnerie – Partie 1-1 : règles générales pour ouvrages en maçonnerie armée et non armée – Annexe nationale à la NF EN 1996-1-1:2006 – Règles générales pour ouvrages en maçonnerie armée et non armée » sont en cours de rédaction.Comprendre les changements par rapport aux règles actuelles basées en France sur le DTU 20.1En adoptant le modèle semi-probabiliste, l’eurocode 6 bouleverse les règles de conception des maçonneries en France. Jusque-là, l’approche déterministe s’imposait. Un gros coefficient de sécurité empirique garantissait une sollicitation très largement inférieure à la résistance de la structure, et tout se passait bien. L’eurocode 6, comme les autres eurocodes, sépare l’analyse des sollicitations de l’analyse des résistances, affectant un facteur partiel à chacune de ces grandeurs. Cette méthode de calcul plus fine prend aussi en compte la durée de vie probable de l’ouvrage. Cette évolution consistant à considérer chaque facteur non plus comme une valeur absolue mais comme une variable aléatoire marque une rupture radicale dans l’art de construire !Appliquer les nouvelles méthodes de calculCet ouvrage s’efforce d’abord de clarifier les spécifications de l’eurocode 6 sur la façon de concevoir, de calculer, puis de mettre en oeuvre une maçonnerie réalisée avec des briques, des blocs de béton ou de béton cellulaire ou des pierres.Une autre façon d’utiliser cet ouvrage consiste à entrer directement par les exercices pratiques du chapitre 9. Cinq cas classiques y sont présentés en détail pour guider le concepteur dans des cas comparables.À noter que les tableaux de calcul sous Excel de chacun de ces exercices sont disponibles à l’adresse suivante : www.editions-eyrolles.comCet ouvrage s’adresse aux techniciens, ingénieurs, projeteurs, vérificateurs, formateurs, enseignants et étudiants… chargés de la conception, du calcul, du dimensionnement et de la justification des ouvrages en maçonnerie.

En architecture, s’est toujours présenté le problème de combler l’espace entre deux appuis. Fonctionnellement, une arche est faite dans la longueur d’un mur comme couronnement d’une ouverture ou d’une travée. Avant cela, la conception des arches et des voûtes, mais aussi les dômes, faisait rentrer en jeu des méthodes empiriques géométriques qui permettaient de déterminer l’épaisseur à donner aux membres, ou la résistance et la forme à donner aux appuis. Structurellement, une arche avec voussoirs fonctionne comme un ensemble d’éléments qui transmettent les charges propres ou provenant d’autres éléments, aux murs ou aux piliers qui les supportent. De cette façon, l’arc est un système en équilibre. En règle générale, sont utilisés des matériaux qui résistent bien à la compression et peu à la traction, tels que pierre de taille, brique de terre cuite ou de terre crue.

Si la forme de l’arc est la correcte, toutes les claveaux travaillent en compression. Dans les arches en pierre, les claveaux ont la forme d’un solide appelé coin tronqué. Ces voussoirs font souvent partie de l’appareil du mur. Certains auteurs feront école et écriront sur la construction des arches.

L’architecte italien Leon Battista Alberti, a conseillé que les claveaux soient grands et très semblables les uns aux autres. Pour cette raison, les arcs doivent être construits à côté d’éléments qui font office de butée, tel qu’un mur de soutènement. Les voussoirs de l’arc, par leur forme, transmettent les forces verticales, les convertissant en deux composantes: une horizontale et une verticale. Cependant, étant donné la lourdeur de cette procédure mathématique, le calcul de la ligne de poussée était généralement effectué à l’aide de méthodes graphiques ou, au moyen de maquettes réalisées à petite échelle.