Economie et société dans l’Antiquité PDF

Ruines du théâtre antique de Sparte avec le Taygète en arrière-plan. Péloponnèse, perpétuée aujourd’hui economie et société dans l’Antiquité PDF la ville moderne du même nom de 18 185 habitants.


Économie et société dans l’Antiquité est un texte fondamental de la sociologie de Max Weber. À partir d’une étude des structures agraires des sociétés antiques, le fondateur de la sociologie allemande entreprend une véritable histoire économique et sociale de l’Antiquité incluant la Mésopotamie, l’Égypte, Israël, la Grèce préclassique et classique, la période hellénistique, la Rome des commencements jusqu’à la pleine expansion de l’Empire. Dans ce texte passionnant, il étudie en particulier la naissance de la  » rationalité économique  » à travers les évolutions comparées du régime de la propriété, du rôle de l’esclavage et de l’accumulation du capital dans les sociétés anciennes. C’est à l’occasion de ce travail que Max Weber a rassemblé le résultat de recherches approfondies qu’il utilisera par la suite tant pour la rédaction d’Économie et société que pour le cours d’Histoire économique qu’il professera jusqu’à la fin de sa vie. Ce  » classique  » de la sociologie est susceptible d’intéresser aussi bien les historiens de l’Antiquité que les étudiants en sociologie.

De plus, Sparte est la seule cité de Grèce dépourvue de murailles car d’après Lycurgue, le grand législateur de Sparte,  une ville bien défendue est celle qui est entourée d’un mur d’hommes, et non d’un mur de briques . Carte du territoire de la Cité-État de Sparte dans la plaine de Laconie. Il comprend deux régions principales, séparées par des montagnes. La frontière nord est plus changeante : victorieuse à la  bataille des Champions  en 545 av. Dinos laconien du Peintre des Cavaliers, 560-540 av. La transition entre cette ancienne ville et la Sparte dorienne s’explique pour les Anciens par le  retour des Héraclides  : Hyllos, fils d’Héraclès, doit fuir le Péloponnèse à la suite des persécutions d’Eurysthée. Le retour des Héraclides a été interprété comme la version mythique d’une invasion des Doriens, un peuple venu du Nord et parlant le grec.

Les Spartiates remontent ensuite vers les sources de l’Eurotas, puis se lancent dans la conquête de la Messénie, qui donne lieu à trois guerres dont ils sortent vainqueurs. Sparte apparaît comme la championne de la Grèce face aux Perses pendant les Guerres médiques. Sparte est consacré hégémon de la Grèce et arbitre des libertés du monde grec. Asseyant son nouveau statut, Sparte installe peu à peu dans toutes les villes grecques des gouvernants à sa solde.

Sparte se rallient à eux, donnant l’hégémonie sur la Grèce à Thèbes. L’armée ennemie grossit tant et si bien que la Laconie est pillée par les Thébains et mise à sac sans que les Spartiates n’osent intervenir, chose inédite jusqu’alors. Cette mise à sac matérialise la fin de la suprématie spartiate sur la Grèce. Homoioi entraînent plusieurs réformes menées successivement par Agis IV, Cléomène III puis par l’usurpateur Nabis. Sparte bénéficie du statut avantageux de cité libre et conserve des institutions spécifiques. Les empereurs romains reconnaissent et utilisent parfois ce prestige, ainsi Lucius Verus et Caracalla ont des contingents de Spartiates parmi les troupes qu’ils mènent contre les Parthes, répétant la lutte passée contre les Perses. Une ville est refondée sur le site en 1834 : c’est la Sparte actuelle.

Les citoyens Spartiates ne représentent qu’une faible partie de la population globale de la cité. La première mention fiable est celle que fournit Hérodote : en 480 av. Ainsi, à la bataille de Leuctres, en 371 av. 400 meurent au cours du combat. Le nombre de Périèques est supérieur au nombre d’Homoioi. Les Hilotes, eux, peuvent être estimés de 150 000 à 200 000.

L’historiographie les appelle traditionnellement les tresantes, les tremblants. Ils ne cessent pas d’être citoyens, mais deviennent des citoyens de seconde zone. Les Hilotes sont les paysans dépendants de Sparte. Leur statut est créé avec la réforme de Lycurgue. Exceptionnellement, ils sont enrôlés pour combattre, et peuvent être affranchis ensuite. Plus nombreux que les Homoioi, ils ont subi la réforme de Lycurgue en étant mis à l’écart. Pour autant, ils sont libres et citoyens de leurs propres villes.

Ils détiennent le monopole du commerce et partagent celui de l’artisanat avec les Hilotes. Ils comptent également des paysans, refoulés sur les terres médiocres. Apollon Hypertéléatas en Laconie, musée du Louvre. Symbole de  l’exception spartiate , elle est également mal connue : la plupart des sources sont tardives.

Il est donc difficile de savoir dans quelle mesure les descriptions hellénistiques et romaines peuvent également s’appliquer à la période archaïque et classique. Selon Plutarque, le nouveau-né spartiate est examiné par une commission d’anciens pour déterminer s’il est beau et bien formé. Couple, kylix laconien à figures noires, 590-550 av. Sparte prévoit une éducation pour les filles. Elle comprend également un apprentissage de la musique et de la danse, indispensables pour les fêtes religieuses.

Les femmes spartiates se distinguent également des autres femmes grecques par leur mariage. Spartiates se marient rarement avant l’âge de 18 ans, et avec un époux du même âge qu’elles. La fidélité n’est pas une obligation, et fréquentes sont les femmes à avoir un enfant d’un autre homme, pour peu que leur mari soit d’accord. Devenue mère, la femme spartiate est censée se conformer à un modèle héroïque dont les Apophtegmes lacédémoniens de Plutarque donnent de bons exemples. Dans ce recueil, on voit des Lacédémoniennes exhorter leurs enfants au courage, se réjouir de la mort glorieuse de leurs fils au combat et inversement s’indigner de les voir revenir en vie alors que les autres sont morts. Fils d’un roi spartiate, ce dernier serait allé au sanctuaire de Delphes consulter la Pythie, et en aurait rapporté la future constitution spartiate, la Grande Rhêtra.