Ecrivains contemporains, tome 3 PDF

Quoiqu’il ait entretenu une énorme correspondance, Balzac n’a laissé aucune lettre intime adressée à un homme. Dès 1831, Philarète Chasles reconnaît la profonde originalité de La Peau de chagrin, paru la même année :  Avoir trouvé le fantastique de notre époque, ce n’est ni un petit ecrivains contemporains, tome 3 PDF, ni un mince travail.


Dans un article de 1843 rendant compte de la Monographie de la presse parisienne, Jules Janin commence par rappeler les débuts peu glorieux de la production balzacienne, qu’il décrit comme des livres sortis d’une  fabrique clandestine  et dont personne ne voulait. Il lui reproche aussi d’avoir voulu défendre Sébastien-Benoît Peytel, condamné pour assassinat. Balzac fut le seul à reconnaître la valeur de La Chartreuse de Parme dès sa publication alors que les journaux boudaient ce roman. Dans une lettre du 20 mars 1839 à Henri Beyle, il lui fait part de son enthousiasme et un an et demi plus tard, il lui consacre un article dans son journal la Revue parisienne :  La Chartreuse est un grand et beau livre. L’auteur, qui est alors consul à Civitavecchia et vit à l’écart du monde littéraire parisien, est profondément ému par cette marque inattendue de sympathie et de reconnaissance. Dans un article élogieux publié en 1846, Amédée Achard montre comment le génie de Balzac a triomphé des sarcasmes et des oppositions forcenées auxquelles il s’est heurté, grâce à sa profonde faculté d’observation, à son esprit et à la finesse de sa plume, ainsi que la puissance de l’invention. Tout en admirant l’intelligence et la qualité d’observation de l’écrivain, il déplore toutefois l’étalement de difformités morales qui abondent dans La Comédie humaine et dont la lecture engendre un dégoût de la vie qui peut durer plusieurs jours.

Dans un court article en forme de lettre, publié en 1847, Champfleury dit son admiration pour le romancier. Shakespeare, de Rabelais, de Molière et de Dante. Les relations n’ont pas toujours été lisses entre les deux hommes, mais ils avaient une solide estime et une admiration mutuelle qui s’est traduite par de nombreux échanges. Hugo qui accompagne l’excentrique dans ses derniers instants, rendant visite au mourant et soutenant madame Hanska. Il avait avec elle des rapports amicaux, parfois complices quand il s’agissait de conseiller George sur ses compagnons : Balzac la prévient qu’il faut se méfier de Latouche alors même que ce dernier  lance  George Sand et qu’il soutient Balzac.

Elle a dressé un portrait de Balzac à la fois attendri, ironique, et souvent hagiographique :  Un de mes amis qui connaissait un peu Balzac m’avait présentée à lui . Bien que Balzac n’eût pas encore produit ses chefs-d’œuvre à cette époque, j’étais vivement frappée de sa manière neuve et originale et je le considérais déjà comme un maître à étudier. Je travaille à La Chronique de Paris qui est maintenant dirigée par Balzac qui est un bon gros porc très plein d’esprit et très agréable à vivre. Le 9 octobre 1862, Jules Vallès publie dans Le Figaro un article intitulé  Les victimes du livre. Il prend violemment la défense de Balzac dans le journal Le Pays en 1857, en réponse à Sainte-Beuve.

Les relations étaient assez cordiales avec Alexandre Dumas-père, qui manifestait une vraie admiration pour l’auteur de La Comédie humaine. Mais il y eut peu d’échange entre les deux écrivains qui avaient chacun un objectif littéraire, un style et une sensibilité bien différente. Tous ses personnages sont doués de l’ardeur vitale dont il était animé lui-même. Toutes ses fictions sont aussi profondément colorées que les rêves bref, chacun dans Balzac, mêmes les portières, a du génie.

Toutes les âmes sont des âmes chargées de volonté jusqu’à la gueule. Bien que n’ayant pas connu l’homme Balzac, Zola était un fervent admirateur de son œuvre. Gustave Flaubert se défendit énergiquement de toute référence à Balzac, prétendant que son illustre prédécesseur écrivait mal :  . Ce qui allait dans le sens même de la démarche de Flaubert en son temps. Les témoignages d’époque et les études récentes ont montré à quel point Flaubert était imprégné de La Comédie humaine, et à quel point, à partir de cette base, il a innové. Il serait raisonnable d’approfondir le lien Balzac-Flaubert, et de voir comment Flaubert s’en est dégagé, plutôt que de continuer à les opposer, notamment sur les questions de style et d’écriture.

Chacun avait un raffinement très personnel. Le Messager des chambres, 6 août 1831. Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, tome 13, p. Michel Polac, L’Événement du Jeudi, 9 février 1989. Sainte-Beuve a une tête de non-lieu au bénéfice du doute, et de faux jetons pour certains.