Etudes sur l’hystérie PDF

Fragment d’une analyse d’hystérie, étude menée à propos d’une cure menée par Freud avec Ida Bauer, rédigée en janvier 1901 sous le titre initial Etudes sur l’hystérie PDF et hystérie et publiée en 1905. Analyse de la phobie d’un garçon de cinq ans, étude menée à propos d’Herbert Graf, écrite en juillet 1908 et publiée en février 1909.


Les Etudes sur l’hystérie de Breuer et Freud, parues en 1895, sont d’un grand intérêt historique pour l’histoire de la psychanalyse. C’est ce travail qui ouvrit la voie à la psychanalyse proprement dite, dont la méthode cathartique constitue pour ainsi dire l’échelon initial. Mlle Anna O…, le premier cas traité, était une patiente de Breuer, tombée malade après la mort de son père et qu’il soigna par la catharsis sous hypnose. Ainsi put-il libérer ses affects coincés. Les quatre cas suivants furent traités par Freud lui-même. D’un grand intérêt scientifique sont les trois essais théoriques : la Communication préliminaire, de Freud et Breuer, De la théorie, de Breuer, et De la psychothérapie de l’hystérie, de Freud. Le lecteur y trouvera en germe, à côté d’hypothèses depuis abandonnées par Freud, maints concepts qu’il devait développer par la suite quand il créerait la psychanalyse.

Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle. Freud commence le traitement psychanalytique d’Ernst Lanzer, l’homme aux rats, en octobre 1907, il en présente un exposé au premier congrès psychanalytique de Salzbourg, et publie le cas en octobre 1909. Freud a traité Sergueï Pankejeff, l’homme aux loups, de février 1910 à juillet 1914. Il écrit son texte en octobre-novembre 1914 mais ne le publie qu’en avril 1918, sous une forme un peu augmentée. Il s’agit de l’étude du cas Dora, une jeune fille hystérique, et des essais consacrés à l’ Homme aux loups  et à l’ Homme aux rats . Les deux autres études, consacrées au  Petit Hans  et au Président Schreber, ne sont pas des comptes-rendus d’analyse. En effet, dans l’histoire d’une phobie infantile, celle du Petit Hans, c’est le père du jeune garçon, qui a aidé son fils à se guérir de sa phobie, avec l’aide de Freud, celui-ci jouant le rôle de tiers et de superviseur de ce travail analytique entrepris par le père.

Pour saisir une vue d’ensemble de ces cinq psychanalyses, Freud théorise, dans cet ouvrage, les trois névroses, hystérie, phobie et névrose obsessionnelle. Avec Schreber, il aborde le champ de la psychose et tente de la mesurer à l’aune de ce qu’il a déjà théorisé à propos des névroses. Cette aune est, pour Freud, celle de l’Œdipe. Il interprète le délire de Schreber, en postulant que cet homme était en proie au complexe paternel.

Le texte qui a pour titre Fragment d’une analyse d’hystérie se compose de cinq parties : outre l’avant-propos et la conclusion, Freud l’approche en trois chapitres : I L’État morbide, II Le premier rêve, III Le second rêve. Dans son avant-propos, Freud insiste surtout sur l’importance des rêves dans l’analyse. Ce récit devait d’abord s’appeler Rêve et Hystérie, parce que cette analyse lui semblait propre à démontrer comment les rêves participent au travail de l’analyse en s’y entrelaçant avec les symptômes et aidant ainsi à leur interprétation. Freud indique, dans son avant-propos, que, s’il a déjà fait précéder non sans raison les travaux qu’il projetait sur la théorie des névroses, de l’étude  laborieuse et approfondie  sur les rêves c’est parce qu’elle en était une étape indispensable. C’est également aussi pour lui une façon de convaincre ses lecteurs de la validité de sa découverte. Freud expose sa conception de l’interprétation du rêve, qui doit être abordée par le recours à l’ association libre , qui consiste pour le patient, à dire librement ce qui lui vient à l’esprit, sans se censurer, quel que soit le niveau d’absurdité ou d’intimité qu’il dévoile. Personne, poursuit Freud, avec beaucoup d’autorité, n’aura de chance d’avancer dans ce domaine s’il veut s’épargner ce travail préparatoire .