Face aux éléphants PDF

La fontaine des éléphants peu après sa restauration de 2015. 1838 face aux éléphants PDF l’honneur du général comte de Boigne, la fontaine est aujourd’hui l’un des plus célèbres monuments de la ville de Chambéry. Plans, coupes et détails de la fontaine.


Beverly & Dereck Joubert ont passé plus de 25 ans en Afrique à filmer et à photographier les animaux sauvages. Ce couple infatigable a signé de nombreux articles pour le magazine National Geographic, ainsi que 20 films et six livres, qui ont remporté un grand nombre de récompenses. Explorateurs permanents, ils consacrent leur existence à l’étude et à la préservation des sites naturels et des espèces animales, vivant dans la brousse aux côtés des animaux qu’ils aiment. C’est cet amour qu’ils espèrent faire partager aux enfants du monde entier.

L’ensemble, haut de 17,65 mètres et bâti en pierre calcaire de Saint-Sulpice, est une habile superposition de trois monuments : une fontaine, une colonne et une statue. Quatre éléphants réunis par la croupe, réalisés en fonte de fer, jettent l’eau par leurs trompes dans un bassin de forme octogonale. Ils portent chacun une tour de combat surmontée d’un bas-relief ou d’une inscription. Sur les éléphants se dresse une grande colonne, symbolisée par un tronc de palmier. Le sommet de la fontaine est constitué d’une statue du général-comte de Boigne à qui le monument est dédié. Il s’agit d’une statue en bronze fondue à Paris dans les ateliers de Charles Crozatier.

La colonne de Boigne vers 1860, d’après une lithographie d’Isidore Deroy. En 1833, elle lance un concours afin de trouver le sculpteur pouvant réaliser l’œuvre. Au total, la ville comptabilise 17 projets proposés puis porte finalement son choix sur le projet de ce sculpteur pour son originalité et son faible coût. L’accord final aura lieu le 6 septembre 1834. Les travaux commencent en avril 1835 puis se terminent en octobre 1835.

La fontaine des éléphants est inaugurée le 10 décembre 1838. Dans son ouvrage  Guide de l’étranger à Chambéry et dans ses environs  paru en 1837, soit pendant les travaux d’édification, Timoleon Chapperon écrit que le futur monument  aura l’avantage de présenter aux regards un animal assez bien exécuté, mais dont G. 1944, la statue trône dans la perspective de la rue de Boigne et reste encore aujourd’hui un emblème fort de la ville. La fontaine des éléphants a fait l’objet de plusieurs restaurations de plus ou moins grande importance depuis son édification. Malgré cette restauration, le monument a malgré tout poursuivi sa détérioration progressive, laquelle a amené à envisager une nouvelle restauration plus complète. Ensemble de la fontaine restaurée sans éléphants, trophées ni bas-reliefs. L’éléphant faisant face à la rue de Boigne est le troisième à être désolidarisé de la fontaine le 17 décembre 2014.

Préalablement à la restauration prévue à partir de 2013, une souscription publique est lancée en septembre 2012 par la municipalité de Chambéry, laquelle devant permettre de contribuer au financement d’une partie des travaux. En juin 2015, au retour des quatre éléphants, cette souscription a permis de lever environ 160 000 euros. Les travaux de restauration se répartissent en plusieurs phases s’échelonnant entre 2013 et 2015. La première d’entre elles, qui débute à la fin de l’été 2013, consiste en la restauration de la statue du comte de Boigne. La statue est ainsi déposée en septembre 2013, pour la première fois depuis l’édification de la fontaine en 1838, afin d’être envoyée en restauration tandis que son socle est lui aussi remis en état durant son absence. La restauration se poursuit un an plus tard avec la dépose des quatre éléphants le 17 décembre 2014, qui retournent dans les ateliers de la fonderie Vincent de Brignais.