Finance entrepreneuriale : Le créateur d’entreprise et les investisseurs en capital PDF

Finance entrepreneuriale : Le créateur d’entreprise et les investisseurs en capital PDF ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Aucune entreprise ne peut s’exempter de l’équilibre entre le niveau de ses revenus et de ses charges. D’un point de vue juridique, elle n’a stricto sensu aucune consistance ni réalité. EIRL, EURL, société civile ou commerciale, société coopérative, etc.


L’accès aux ressources financières constitue une préoccupation centrale pour tout créateur d’entreprise. Lorsque les apports personnels et les crédits bancaires ne suffisent plus à financer la croissance, l’ouverture du capital (auprès de business angels ou de fonds de capital-risque) peut constituer une solution.

Ouvrir son capital implique de répondre à trois questions :
° À quel type d’investisseurs faut-il s’adresser ?
° Comment prépare-t-on une levée de fonds ?
° Comment s’organisera ta relation avec l’investisseur, une fois celui-ci entré au capital de l’entreprise ?

C’est à ces trois questions que cet ouvrage a pour but de répondre. Dans une perspective pédagogique, il mêle la présentation des acteurs et des concepts, des conseils pratiques et des statistiques portant sur l’activité du capital-investissement. Des éléments de théorie sont intégrés afin de mettre en perspective les problématiques clés pour mieux éclairer le lecteur.

La première partie présente un panorama des investisseurs en capital que l’entrepreneur peut solliciter, en fonction du stade de développement de son entreprise et de l’importance de ses besoins de fonds.

La deuxième partie analyse le déroulement de la levée de fonds, en guidant pas à pas le créateur d’entreprise dans les différentes phases de cette démarche : l’élaboration du business plan, la construction des documents financiers prévisionnels, le processus de sélection des dossiers par les investisseurs et la négociation juridico-financière.

La troisième partie met en évidence les avantages, mais aussi les contraintes, que peut apporter la présence d’un investisseur au capital d’une jeune entreprise. À titre d’illustration, deux études de cas sont présentées. Elles portent sur les trajectoires de développement de deux entreprises dont la croissance a été financée par des investisseurs en capital : Meetic et Musiwave.

Cet ouvrage s’adresse aux spécialistes concernés par la problématique de l’ouverture du capital des jeunes entreprises (consultants, enseignants-chercheurs), aux étudiants de formation initiale ou de formation continue suivant des cycles ou des modules en entrepreneuriat et/ou en finance, ainsi qu’aux créateurs d’entreprises et aux dirigeants de PME de croissance.

Jean Rédis
Docteur ès Sciences de gestion, Jean Redis est professeur associé à ESIEE Management (établissement de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, membre de l’Université Paris Est), au sein duquel il est responsable de la Majeure Finance. Il est également administrateur de l’Académie de l’entrepreneuriat et membre de la Chaire transversale en entrepreneuriat de la CCIP. Membre de l’équipe entrepreneuriat de l’IRGO et chercheur associé au laboratoire ERUDITE de l’Université Paris Est, il a publié plusieurs articles et communications sur les thèmes de la finance entrepreneuriale, du capital-risque et du financement des start-up. Jean Redis est par ailleurs chef de projet à l’incubateur Polystart (campus de Marne-la-Vallée). Il y anime les comités de sélection et de suivi de projets de création d’entreprises.

Lorsqu’il s’agit d’une société, cet enregistrement lui confère la personnalité morale et un statut juridique dont la forme dépend de l’objet social de la société, du nombre des apporteurs de capitaux, du montant des capitaux engagés, ainsi que du cadre législatif et réglementaire en vigueur. Sa démarche peut être innovatrice lorsqu’il anticipe un besoin, ou assemble et organise les outils et les compétences nécessaires pour satisfaire de manière inédite ce besoin. Pourtant, ces deux termes bien que relevant de réalités différentes, caractérisent souvent les mêmes personnes : un entrepreneur est un chef d’entreprise s’il pilote lui-même son projet et un chef d’entreprise peut être qualifié d’entrepreneur à raison des objectifs intrinsèques de sa fonction. La démarche peut être moins originale et plus conventionnelle lorsque l’entrepreneur considéré porte un projet qui s’inspire fortement voire reproduit ou utilise des modèles d’activité ou d’entreprise déjà existants. Ce faisant, l’entrepreneur prend le risque que le besoin ne se matérialise pas ou que les moyens qu’il met en place pour le satisfaire se révèlent inadéquats. Historiquement, l’entrepreneur est un intermédiaire, un courtier en travail : on lui passe des commandes fermes de biens ou de services, il recherche les ouvriers qui vont produire chacun une partie de cette commande et il s’assure de la bonne livraison. Avant la révolution industrielle, un entrepreneur est surtout un  homme-orchestre  capable d’optimiser les besoins en capitaux et les ressources humaines pour mener une activité licite et profitable, les moyens de production et la force de travail n’étant pas encore regroupé au sein d’entreprise.

Avec la révolution industrielle, les entrepreneurs changent, ils regroupent des machines sur un même lieu de travail et conservent les mêmes ouvriers longtemps, ce qui donne naissance aux entreprises au sens traditionnel. Secteur primaire : il s’agit d’activités liées à l’extraction des ressources naturelles via l’agriculture, la pêche, l’exploitation forestière ou minière. Secteur tertiaire : il regroupe toutes les activités économiques qui ne font pas partie du secteur primaire et secondaire. Au delà de ce découpage classique, un secteur quaternaire est parfois distingué, avec une définition variant selon les auteurs. Micro-entreprise : sous-catégorie des TPE définie en France par un chiffre d’affaires inférieur à 81 500 euros pour celles réalisant des opérations d’achat-vente et à 32 600 euros pour les autres.

10 salariés avec soit un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros par an, soit un total bilan inférieur à 2 millions d’euros. 10 salariés et 49 salariés avec soit un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros par an, soit un total bilan inférieur à 10 millions d’euros. 50 salariés et 250 salariés avec soit un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros par an, soit un total bilan inférieur à 43 millions d’euros. Grande entreprise : plus de 250 salariés et à la fois un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 50 millions d’euros par an et un total bilan supérieur ou égal à 43 millions d’euros. Groupe d’entreprises : comporte une société mère et des filiales. Le secteur : ensemble des entreprises ayant la même activité principale.

La branche : ensemble d’unités de production fournissant un même produit ou service. Les sociétés mutuelles à but non lucratif, immatriculées au registre national des mutuelles et soumises aux dispositions du code de la mutualité. Article détaillé : Droit des sociétés en France. L’activité économique est, dans tous les pays, encadré par une réglementation. La plupart des entreprises fonctionnent donc dans un cadre prédéterminé par la loi : le droit des sociétés.