George Orwell devant ses calomniateurs. Quelques observations PDF

Cliquez ici pour écouter une version audio de cet article. Orwell photographié par la National Union of Journalists en 1933. Témoin de son époque, Orwell est dans les années 1930 et 1940 chroniqueur, critique littéraire et romancier. L’adjectif  orwellien  est également fréquemment utilisé en référence à l’george Orwell devant ses calomniateurs. Quelques observations PDF totalitaire imaginé par cet écrivain anglais.


Eric ne revoit son père qu’en 1907, lors d’une permission de trois mois accordée à ce dernier, qui ne rejoint définitivement sa famille qu’en 1911, après sa mise à la retraite. Orient, qu’il connaît surtout par l’intermédiaire des souvenirs de sa mère. Il laisse l’image d’un grand jeune homme taciturne et solitaire, occupant la majeure partie de son temps libre à la lecture. On ne connaît pas non plus avec certitude le détail de l’évolution intérieure qui le fait passer de l’ennui au dégoût de sa fonction comme rouage de l’administration coloniale. Il annonce alors à sa famille qu’il a décidé de se consacrer à l’écriture.

Tout au long des vingt-deux ans qu’il lui reste à vivre, il reste un ennemi déclaré de l’impérialisme britannique. En parallèle, à l’automne 1927, il explore les bas-fonds londoniens, enquêtant sur les conditions de vie des plus démunis, les suit sur les routes et dans les sinistres asiles de nuit : il espère en tirer la matière d’un ouvrage sur les conditions de vie des pauvres. 1929, à court d’argent et après avoir donné quelques leçons d’anglais, il fait la plonge durant quelques semaines dans un hôtel de luxe de la rue de Rivoli. De la quasi-totalité de ses écrits de cette période, il ne reste rien. Il retourne en Angleterre en décembre 1929, juste à temps pour passer les fêtes de Noël avec sa famille. Mais il est contraint de mettre un terme à ses expéditions quelques mois plus tard : il n’a plus les moyens financiers de poursuivre ses vagabondages. Même si les critiques sont bonnes, les ventes sont médiocres.

Là encore, la précision des références à des lieux et des personnages réels fait craindre à Victor Gollancz que l’ouvrage ne soit poursuivi en diffamation. Il rencontre Eileen O’Shaughnessy, qu’il épouse en juin 1936. Il se rend aussi dans le Nord de l’Angleterre où, pour honorer une commande que lui a passée Victor Gollancz, il étudie les conditions de vie des mineurs des régions industrielles. Victor Gollancz qui, initiateur du projet, se désolidarise de son aboutissement. Il découvre une société dans laquelle cette barrière, à ce qu’il lui semble, est en train de s’effondrer.