Grec langaige n’est pas doulz au françois : L’étude et l’enseignement du grec dans la France ancienne (IVe siècle – 1530) PDF

L’Antiquité tardive se caractérise par un mélange de traditions antiques, ce grec langaige n’est pas doulz au françois : L’étude et l’enseignement du grec dans la France ancienne (IVe siècle – 1530) PDF les historiens appellent la  romanité , d’apports chrétiens et d’influences  barbares . Pars Occidentalis de l’Empire la création d’éphémères royaumes barbares, mais les anciennes structures économiques et sociales subsistent. Ou la poursuite de l’Empire romain tel qu’il est ? Dans la division traditionnelle de l’histoire en périodes, l’Antiquité s’achevait avec les invasions germaniques et la destitution du dernier empereur d’Occident, Romulus Augustule, en 476.


Graecum est, non legitur :  » C’est du grec : on ne lit pas « . Cette mention marginale, dans quelques manuscrits médiévaux, illustre la méconnaissance d’une langue dont la maîtrise apparaissait comme une nécessité aux doctes du monde antique. A travers l’histoire d’un oubli général, mais aussi relatif, inégal et inavoué, c’est toute l’évolution de la culture médiévale qui se dévoile ainsi, jusqu’à la grande floraison du XVIe siècle, qui doit tant à Budé (1468-1540), immense érudit et apôtre infatigable de l’hellénisme. Portant sur douze siècles, l’enquête ne prétend pas à l’exhaustivité. Quelque lacunaire qu’elle soit, la documentation sur l’étude du grec dans la France médiévale n’a pas été exploitée à fond, et il manque encore en la matière une synthèse ambitieuse qui mette à jour la courageuse enquête conduite en 1848 par un Renan de 25 ans, et publiée (telle quelle) seulement en 2009. En dépit (ou en raison) de cette absence de panorama scientifique actualisé, l’auteur du présent ouvrage avait eu l’audace de donner aux Publications de l’université de Provence, en 2008, l’esquisse d’un pareil bilan. Six ans plus tard, Grec langaige n’est pas doulz au François reprend, développe et approfondit l’examen. S’il suit l’architecture du petit vademecum de 2008, exception faite des deux derniers chapitres, il en double le volume et en remanie profondément la forme et le fond: le contenu a été retouché, corrigé et souvent développé, la bibliographie complétée et le nombre de pièces justificatives augmenté.

Aloïs Riegl réhabilite la période en affirmant qu’elle n’est pas décadente et possède son unité propre. Cette thèse est d’abord critiquée par la majorité des historiens de l’Antiquité romaine. Seconde Guerre mondiale, dans une nouvelle édition de sa thèse, il remet en cause les notions de décadence et même de fin de la culture antique. Son livre posthume, Décadence romaine ou Antiquité tardive ? Les historiens s’accordent à dire que les invasions germaniques ne furent pas la rupture radicale que beaucoup avaient cru voir. L’invasion lombarde de l’Italie en 568 est parfois retenue. Europe du Nord et poussant de nombreuses populations vers le bassin méditerranéen.

Constantinople, aujourd’hui à l’angle de la basilique Saint-Marc de Venise. Quelques mois après son arrivée au pouvoir, Dioclétien comprend qu’il ne peut diriger seul l’Empire et confie à Maximien le soin de s’occuper de l’Occident en tant que César, puis Auguste. La stabilité de cette équipe pendant vingt ans permet le redressement et la profonde réforme de l’Empire. Il n’y a pas de partage territorial de l’Empire romain, mais les quatre hommes se répartissent le commandement des troupes et leurs secteurs d’intervention. Comme Aurélien, il renforce la divinisation de la fonction impériale.