Guerre et Terrorisme arméniens PDF

Parler la République, mais pas seulement ! Il semble que le premier ministre soit extrêmement réservé à l’idée avancée par le président de la République devant le Congrès de rendre possible la déchéance la nationalité française pour ceux des terroristes qui seraient bi ou tri nationaux. Guerre et Terrorisme arméniens PDF pour éviter une censure du Conseil constitutionnel. On entend déjà des réserves avancées au nom des grands principes.


Qu’il s’agisse du terrorisme contre la Turquie (1975-1985) ou de la guerre du Haut-Karabakh (1988-1994), la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA), fondée en 1890, favorable à la création d’une Grande Arménie aux confins de trois empires devenus la Turquie, la Russie et l’Iran, joua un rôle clef mais toujours passé sous silence. Pourquoi ? Des années 1970 à nos jours, les deux aspects les plus saillants – et les plus meurtriers – de la question arménienne ont en effet eu pour principal fil conducteur cette organisation méconnue bien que centenaire : la FRA, également appelée le Parti Dachnak.
Incarnation du mouvement révolutionnaire arménien jusqu’au génocide de 1915 et la chute de la République d’Arménie en 1920, la FRA est aujourd’hui implantée sur les cinq continents et dans plus de trente Etats sous la forme d’un réseau transnational, plus ou moins publique, plus ou moins légal.
Cet ouvrage, pionnier en son genre, truffé de révélations, retrace par le menu la décennie du terrorisme arménien (notamment responsable de l’attentat d’Orly, le plus sanglant jamais commis en France), ses coulisses, ses débats, manifestes ou secrets, ses limites. Il revient sur les origines de la perestroïka et de la glasnost pour éclairer la guerre arméno-azérie sur fond de ruines de l’empire soviétique. A l’heure où l’utopie dachnak semble renaître, on y croise les grands de la diplomatie mondiale (Gorbatchev, Reagan, Mitterrand…), on y apprend les dessous d’épisodes tragiques (conflits d’intérêts des services de renseignement, comme dans la guerre du Liban), on y explique enfin les tenants et aboutissants d’un enjeu politique de portée internationale mais toujours occulté : celui de la question arménienne.

S’agissant des personnes nées en France elle ouvrirait la voie à d’autres d’autres dégradations du  droit du sol . Le président de la République alors premier secrétaire du PS ne s’était-il pas lui-même élevé vertement contre ce projet émané de l’extrême droite et relayé par la droite ? Peu importe d’où vient une proposition si, au regard des principes et dans le contexte, elle paraît fondée, opportune et efficiente. Et la référence au régime de Vichy qui prévoyait la déchéance de nationalité est à la fois simpliste et injurieuse. Hortefeux les femmes qui portaient le nijab ou les hommes bigames. Dans la mesure où la perte de la nationalité français ne revient pas à rendre ces personnes apatrides, je ne vois pas en quoi la France s’interdirait de retirer sa nationalité à ceux qui conchient sa culture et ses institutions, qui lui mènent un combat, non pas seulement sur ses valeurs, mais sur ses fondamentaux comme la séparation des Eglises et de l’Etat en voulant instaurer un Etat religieux et un mode vie monolithe.

Où est l’atteinte à nos principes ? On peut avoir plusieurs patries de rattachement ou de cœur. Cela est fréquent et tout à fait respectable. Personnellement je suis choqué de voir des personnes brandir deux ou trois passeports comme de vulgaires et banals titres de circulation ou cartes de crédit. Ensuite dans mon idée la nationalité est plus qu’un sésame administratif, mais quand l’on fait une démarche volontaire pour l’acquérir on affirme son adhésion aux valeurs fondamentales du pays, à une culture, à une histoire quitte à ce que, dans ce cadre de base, il y ait débat démocratique et engagement critique. Si le mot sanction fait peur et conduit au concept de double peine, soyons pragmatiques. Il s’agit de permettre l’expulsion du territoire française de gens contre qui nous sommes en guerre et qui voudrait s’y accrocher en revendiquant d’être français tout en tuant des compatriotes ou des gens vivant en France.