Histoire de l’Algérie depuis l’indépendance : 1962-1988 PDF

Algérie française et contre ses rivaux, et parvient alors au pouvoir. Ayant un projet socialiste, et histoire de l’Algérie depuis l’indépendance : 1962-1988 PDF de l’aide militaire de l’URSS, il gouverne le pays, en tant que parti unique, jusqu’en 1989. Les revendications culturelles ont donné naissance à un slogan politique : Tahya el Djazaïr,  vive l’Algérie . Après l’indépendance, les chefs du FLN entrent en conflit.


S’ensuit la crise de l’été 1962. C’est toutefois Ferhat Abbas qui préside l’Algérie du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963. Entre juillet 1962 et janvier 1963, l’Algérie est au bord du chaos. Le déficit est de 200 milliards en décembre. Abbas est remplacé en 1963 par Ahmed Ben Bella, qui dirige le pays jusqu’en 1965 et instaure un pouvoir fort.

En octobre 1963, l’Algérie entre en guerre avec le Maroc: c’est la  guerre des sables , qui prend fin grâce à une médiation de l’Organisation de l’unité africaine. Malgré des relations tendues avec la France, celles-ci ne cesseront jamais complètement tandis que l’immigration de travailleurs algériens en France continue. Caractéristique est la militarisation du pouvoir issue de la guerre qui entraîne celle du pays. Boumediene règne en autocrate jusqu’en 1978, perpétuant le système du parti unique, mais dirigeant surtout grâce à l’État et l’armée. Sur le plan institutionnel, une Charte et une Constitution sont adoptées. Les relations avec le Maroc s’améliorent alors, un traité en 1972, signé entre Boumediene et Hassan II, définissant les frontières communes.

Enfin, le président français Valéry Giscard d’Estaing est reçu à Alger. Messali Hadj meurt en France et est inhumé à Tlemcen. Chadli Bendjedid prend la tête de l’État algérien, le 9 février 1979. La politique de l’arabisation continue . Sur le plan international, Bendjedid ouvre les portes au dialogue avec les autres chefs d’États du Maghreb et au président français. Mais l’Algérie est frappée par la crise économique, l’affairisme et la corruption, ouvrant une  décennie noire  qui fera le lit de l’islamisme.