Histoire du Canada: « Que sais-je ? » n° 232 PDF

Nul besoin de se priver : il s’agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d’une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d »autre part. La vie dans histoire du Canada: « Que sais-je ? » n° 232 PDF ensemble en bénéficierait : vous, le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l’atmosphère terrestre.


De l’époque des premiers habitants de l’Amérique du Nord jusqu’à nos jours, cet ouvrage retrace l’histoire du deuxième plus grand pays au monde. Il offre ainsi au lecteur un éclairage essentiel à la compréhension du Canada d’aujourd’hui en mettant notamment en perspective le caractère distinct du Québec et les débats constitutionnels qu’il a provoqués, les revendications autonomistes des Amérindiens ou encore l’intégration économique du Canada dans l’ensemble nord-américain.

John Robbins, auteur américain spécialiste de nutrition et d’environnement. Il y a 60 ans, un petit nombre de scientifiques déclaraient que le tabac était mauvais pour la santé et la cause de nombreuses maladies. A cette époque les médecins conseillaient la cigarette à leurs patients stressés, et les médias n’avaient aucune idée de ses dangers. Il y a 20 ans, des scientifiques, chercheurs et instituts de recherches parlaient d’une menace qui pesait sur la Terre révélant que des gaz émis par les activités humaines étaient en train de réchauffer la planète et pourraient avoir de graves conséquences. Aujourd’hui, des scientifiques et organisations internationales déclarent la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète. Pourtant des centaines de milliers de gens dans le monde, de scientifiques et d’organisations internationales se battent pour que cette info soit connue rapidement avant qu’il ne soit trop tard.

Je pense que les transformations et les effets purificateurs d’un régime végétarien sur l’homme sont très bénéfiques à l’espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible. Voici un article paru récemment dans le Nouvel Obs. Il suffirait de renoncer à la viande pour soulager la pénurie de céréales tout en préservant l’environnement et notre santé. L’élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s’inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait.

La vraie surpopulation, c’est celle du bétail. L’auteur de ces phrases n’est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l’économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant « Beyond Beef », un essai sur l’impact dévastateur de l’industrie de l’élevage. Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d’habitants ! Et c’est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes, et devrait encore doubler pendant les 20 années à venir. La concurrence entre les animaux d’élevage et les hommes s’annonce très rude.

Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 923 millions d’êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d’un point de vue malthusien, la viande n’est pas «rentable». On estime qu’un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de céréales par an alors qu’un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an. Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites.

Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus !

En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n’étant que de 0,46. Pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d’eau. Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste. Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s’il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S’il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s’il ne s’agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l’humanité» et directeur de l’Ecole supérieure d’Agriculture d’Angers.