Histoire du matérialisme : Critique de son importance à notre époque PDF

Dans La Philosophie du non, il analyse des exemples tirés de la logique, de la physique, de la chimie histoire du matérialisme : Critique de son importance à notre époque PDF encore des mathématiques. Il interroge les rapports entre la littérature et la science, c’est-à-dire entre l’imaginaire et la rationalité. Ils peuvent être conflictuels ou complémentaires.


Voici enfin rééditée la mythique Histoire du Matérialisme. Comme le dit Michel Onfray dans sa préface :  » Dans ces trois gros blocs de sens -Platon, le Christ, Kant et consorts -, le matérialisme travaille chaque fois en machine de guerre philosophique : Démocrite et Leucippe, Epicure et Lucrèce contre Platon et les siens ; mais aussi l’épicurisme chrétien de Lorenzo Valla, Erasme, Montaigne, contre la patrologie, la scolastique et le néoplatonisme de la Renaissance ; le libertinage érudit d’un Gassendi contre l’idéalisme cartésien ; le matérialisme français -superbes La Mettrie, Helvétius, Diderot et D’Holbach ! contre les apologistes chrétiens oubliés de l’antiphilosophie. Cette contre histoire de la philosophie -matérialiste -tient tête à sa version officielle et institutionnelle. Sa richesse étonne, sa densité stupéfie. Or cette terre est à l’abandon : pas d’histoire de la philosophie matérialiste, pas d’encyclopédie sur ce sujet, pas de rééditions, de traductions, de travaux de recherche, d’enseignement, pas de bibliographies, pas de livres, ou si peu : un léger bruissement, deux ou trois noms, mais malgré eux, presque un silence… D’où l’intérêt de cette réédition du fameux -et introuvable -livre d’Albert Lange. Pareille entreprise n’a pas, me semble-t-il, de précédent. Elle n’a pas non plus généré de vocations… Un monument, donc, qui émerge dans l’historiographie platonicienne et dans l’écriture idéaliste dominante de la discipline.  » Précédemment Nietzche lui aussi avait remarqué et lu attentivement cette somme inégalée à ce jour :  » Si tu as envie de bien connaître le mouvement matérialiste contemporain, les sciences naturelles, avec leurs théories darwinistes, leurs systèmes cosmiques, leur chambre obscure si pleine de vie, etc., je ne vois toujours rien de plus remarquable à te recommander que L’Histoire du Matérialisme de Friedrich Albert Lange, un livre qui donne infiniment plus que le titre ne promet, qu’on peut toujours et regarder et parcourir à nouveau, comme un vrai trésor.  » Editée en un seul volume pourvu d’une table des matières détaillée et d’un index de noms cités, l’Histoire du Matérialisme constitue à ce jour l’ouvrage de référence sur l’histoire de cette conception du monde qui plonge ses racines dans l’origine même de l’homme pensant et qui, malgré idéalistes, religieux et idéologues de toutes sortes, n’a cessé de s’enrichir au cours des siècles des découvertes tant des sciences que de la spéculation humaine la plus hardie.

Bachelard a également étudié les notions de temps et d’instant, en dialogue parfois polémique avec la philosophie bergsonienne. Façade peinte en hommage à Gaston Bachelard, à Bar-sur-Aube, sa ville natale. Gaston Bachelard est né le 27 juin 1884, à Bar-sur-Aube en Champagne. Il fait sa scolarité au collège de Bar-sur-Aube de 1895 à 1902. Il est répétiteur de 1902 à 1903 au collège de Sézanne et devient par la suite surnuméraire des Postes et Télégraphes à Remiremont de 1903 à 1905. Il se marie à Maisons-lès-Soulaines le 8 juillet 1914 avec Jeanne Rossi, une jeune institutrice de son pays.

1915, pour enfin rejoindre le 8e régiment du génie jusqu’à la fin de la guerre, ce qui fait 38 mois de tranchées dans les unités combattantes. Jeanne Bachelard, et le chemin qu’empruntait le professeur pour se rendre à Bar-sur-Aube, fut localement appelé le chemin  Gaston Bachelard . En 1920 toujours, Bachelard est licencié en philosophie après un an d’études. Le 23 mai 1927, il acquiert le titre de docteur ès lettres à la Sorbonne. Ses thèses, dont la première est l’Essai sur la connaissance approchée, furent soutenues sous les patronages d’Abel Rey et de Léon Brunschvicg. Dix ans plus tard, le 25 août 1937, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Il deviendra professeur à la Sorbonne, de 1940 à 1954.

Il occupe la chaire d’histoire et de philosophie des sciences, où il succède à Abel Rey, directeur de l’Institut d’histoire des sciences et des techniques. Le 10 juillet 1951, il est promu officier de la Légion d’honneur. La tombe de Gaston et Suzanne Bachelard à Bar-sur-Aube, ville natale du philosophe. Bachelard est élu à l’Académie des sciences morales et politiques, fauteuil d’Édouard Le Roy, en 1955. Il est nommé commandeur de l’Ordre du Mérite postal par décret du 24 janvier 1956.

Il donne quelques indications personnelles dans son dernier ouvrage, La Flamme d’une chandelle, et sur sa jeunesse en particulier, dans La Psychanalyse du feu. Bachelard s’inspire du positivisme d’Auguste Comte pour fonder une approche moderniste, méthodique et historique de la science. Alexandre Koyré et plus tard de celle de Thomas S. Pascal Nouvel, spécialiste de philosophie des sciences. Parmi ses contemporains, la philosophie des sciences de Bachelard est proche de celle de Ferdinand Gonseth concernant la logique mathématique.

Bachelard tente d’éviter deux écueils, n’admettre que la raison positiviste, ou bien se perdre dans une vision extatique du monde. Bachelard reprend à Kant l’idée que la théorie est logiquement antérieure à l’expérience et informe celle-ci. La connaissance objective est une reconstruction de l’expérience sensible, laquelle n’est jamais donnée ou immédiate. La connaissance scientifique est un aller et retour permanent entre la raison et l’expérience, et la raison se corrige elle-même, elle ne produit pas des théories figées, mais des théories qui évoluent. Bachelard propose ainsi une définition de la rationalité complexe et subtile, qui suit les articulations de son objet en l’intériorisant. Les travaux du psychologue analytique Carl Gustav Jung ont inspiré à Bachelard méthode et objets d’étude.

Jung sa théorie des symboles et sa notion d’archétype. Jung, mais aussi des surréalistes l’amène à comprendre l’imaginaire et non la perception comme l’origine première de la vie psychique. Louis Coste explique que Bachelard est un rationaliste qui considère que la conscience humaine est tendue vers l’abstraction. Mais au lieu de rejeter le monde du sensible, il décrit et classe les catégories de la rêverie. Bachelard écrit que  c’est dans cette lumière, sur ces hauteurs, avec la conscience de l’être aérien que se constitue cette physique de la sérénité qui nous paraît caractériser l’œuvre de Robert Desoille. Quant au statut de l’inconscient, Bachelard admet certes, l’inconscient freudien, l’inconscient jungien et admire aussi l’œuvre de Robert Desoille, au sens où tous ces travaux contribuent à l’éclosion et à l’affermissement de la puissance créatrice de l’être humain.

Nous sommes aux antipodes de la mise en avant de la nécessité du transfert, puisque la solitude au contraire, rapproche l’Homme de sa vraie nature cosmique. D’où cette conviction que l’être, par la rêverie, se dilate au cosmos, et s’y fond comme dans une Grande Mère Nature. Finalement, pour Bachelard, la notion même d’individu est, comme l’axiome, un moyen de prospection dans l’univers et non pas une fin. Car il n’est jamais sûr que ce soit le sujet qui pense. Bachelard est même convaincu que l’univers pense le sujet.

C’est ce non-moi qui enchante le moi du rêveur et que les poètes savent nous faire partager. Le chef de file du Cercle de Vienne, Moritz Schlick, en 1930. L’épistémologie de Bachelard prend une voie différente de celle des néopositivistes. Cela veut dire que l’empirisme logique a décidé d’abandonner la métaphysique, la question du  pourquoi ? Et donc toute théorie est une pratique. Deuxième thèse : toute étude épistémologique doit être historique.