Histoire Economie & Société, N° 3/2004 : Epoques moderne et contemporaine PDF

Sauter à la navigation Histoire Economie & Société, N° 3/2004 : Epoques moderne et contemporaine PDF à la recherche Cet article présente l’histoire de la mode en France. Elle est déjà présente durant l’Antiquité.


Il existe alors un nombre considérable de divers métiers qui lui sont liés. Cet engouement est tel que, depuis au moins le Moyen Âge, des édits sont publiés afin d’en restreindre l’extravagance. N’arrivant pas à faire diminuer l’importation d’articles de luxe, Louis XIV et Jean-Baptiste Colbert décident de faire de ce pays le premier fabricant au monde de produits de mode. Venise en 1590 et intitulé Habiti Antichi et Moderni di tutto il’Mondo. 1696, répertoriant quelques-unes d’entre elles depuis François 1er jusqu’à Louis XIV.

Guillaume-François-Roger Molé écrit Histoire des Modes Françaises, ou Révolutions du costume en France, Depuis l’établissement de la Monarchie jusqu’à nos jours. Article détaillé : costume au XVIIe siècle. Deux jeunes filles, par Louis Le Nain. On considère que le commencement de l’importance de la mode et du style en France remontent aux début du règne de Louis XIV, période à laquelle l’industrie du luxe est placée sous contrôle de la Couronne et que la Cour royale devient arbitre du bon-goût et du style en Europe. Louis XIV introduit l’une des tendances majeures de l’époque : celle des perruques de cheveux bouclés portées par des hommes. Une croyance populaire veut que Louis XIV ait commencé à porter ce type de perruques à cause de sa calvitie.

Le port de la perruque chez les hommes s’est poursuivi pendant plus d’un siècle, passant par diverses modes. Les femmes portaient des cols plus effilés, car le décolleté était élargi jusqu’aux épaules. Elles portaient le plus souvent des jupes en forme de cloches et des corselets avec un grand décolleté. Article détaillé : costume au XVIIIe siècle. Le monde pré-industriel n’était pas indifférent à l’apparence, mais celle-ci avait pour fonction de théâtraliser la hiérarchie sociale.

Directoire, mais les vêtements des courtisans frappent par leur splendeur. Le grand seigneur porte sur son dos sa richesse foncière, pour la montrer, au risque de la dilapider. L’indépendance d’esprit de l’aristocratie se manifeste à certaines époques par la mise en valeur libertine du corps. La haute couture parisienne sera l’héritière de ce phénomène. Mais la noblesse est protégée de toute véritable immixtion par ses privilèges, y compris celui de porter talons rouges. Les styles extravagants de la cour royale françaises ont conduits à d’immenses dettes, à charge des contribuables. Ces dépenses incommensurables ont d’ailleurs contribué à la mauvaise réputation de Marie-Antoinette, constituant même une des revendications à l’origine de la Révolution Française.

Même longtemps après sa mort, Marie Antoinette demeure une icône culturelle majeure, associant glamour et richesses. Avec les sans-culottes, le vêtement prend une signification politique. Du côté royaliste, Muscadins à la chute de Robespierre, Incroyables et Merveilleuses sous le Directoire, préfigurent le dandysme, voire les futures tribus urbaines. Articles détaillés : Mode sous le Second Empire et Mode en 1900. Les variations du corset telles que pensées dans les maisons de couture en 1912. La mode se constitue réellement avec l’invention de la haute couture qui, tout en recrutant sa clientèle parmi les élites classiques, n’a cessé de mettre en scène sa proximité avec la nouvelle aristocratie des artistes.