Improvisations sur Michel Butor : L’Ecriture en transformation PDF

Né d’un père médecin de campagne et d’une mère née en Pologne près de Cracovie, Pierre Guyotat fait des études secondaires dans des improvisations sur Michel Butor : L’Ecriture en transformation PDF catholiques, après une petite enfance marquée par l’engagement souvent tragique de membres de sa famille dans la Résistance et dans la France libre. En même temps qu’il peint, il commence à écrire à l’âge de 14 ans.


Publié aux Editions de la Différence en 1993, repris dans le volume XI des Oeuvres complètes, Improvisations sur Michel Butor constitue la plus intelligente introduction à l’oeuvre de Butor. A l’invitation des professeurs de l’Université de Genève qui lui demandent, en 1990-91, pour sa dernière année de cours avant la retraite, de clore le cycle des Improvisations (Flaubert, Balzac, Michaux) en traitant des problèmes rencontrés par les écrivains français depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale en prenant pour exemple son propre parcours, Michel Butor y dévoile la naissance et le cheminement de son oeuvre. Il révèle ce qui a sous-tendu chacun de ses livres et quels en furent les soubassements. Ecrits avec une grande simplicité, les textes qui composent le volume sont passionnants et permettent de mesurer l’envergure du champ intellectuel qu’ils traversent. Véritable essai sur la littérature et sur Butor-écrivain, ces Improvisations sur Michel Butor permettent de le découvrir, lui qui se nomme, non sans humour, « L’illustre inconnu ».

19 ans, encore mineur, un an après la mort de sa mère, il s’enfuit à Paris où, tout en continuant d’écrire, il fait plusieurs petits métiers. En 1960, Pierre Guyotat écrit sa première fiction, Sur un cheval. Jean Cayrol, où l’on trouve aussi les premiers textes de Philippe Sollers, de Régis Debray, etc. Il est appelé en Algérie en 1960. Au printemps 1962, il est arrêté, interrogé pendant dix jours par la Sécurité militaire et inculpé d’atteinte au moral de l’armée, de complicité de désertion et de possession de livres et de journaux interdits. De retour à Paris, lecteur aux éditions du Seuil, il publie aussi des articles dans Arts et spectacles puis dans France Observateur où il entre en 1964 comme responsable des pages culturelles de l’hebdomadaire qui devient Le Nouvel Observateur.