Islam et nationalisme en Algérie PDF

Arabes sont unis par une histoire, une culture et une langue commune. Ce nationalisme défend la thèse de l’existence d’une seule nation arabe, s’étendant de islam et nationalisme en Algérie PDF’Atlantique au Golfe, elle vise une citoyenneté libératrice des archaïsmes, du sectarisme et de toutes les dépendances. Il se retournera ensuite contre les Occidentaux accusés d’occuper et de dénaturer les sociétés arabes. Voir l’article détaillant les couleurs panarabes.


Les Mameluks amenés du Caucase et de la Géorgie ont corrompu la région la plus belle du monde. Mais Mehemet Ali qui a été nommé vice-roi d’Égypte, veut l’autonomie de l’Égypte vis-à-vis d’Istanbul. Sur le plan intérieur, il met en place de vastes réformes, en particulier dans l’armée, la justice, l’administration et l’éducation. Son plan de modernisation de l’État égyptien en font généralement le précurseur du réveil arabe, la Nahda. Mehemet Ali et son fils Ibrahim adhèrent pleinement à un projet de nation arabe qui rassemblerait tous les Arabes de l’Égypte à la Mésopotamie. Dès 1828, avec le développement de l’instruction et la création d’une presse officielle, la langue arabe est défendue par les Égyptiens. Ce militantisme en faveur de la langue arabe, se déplace en Grande Syrie, région qui deviendra le berceau du nationalisme arabe.

Certains arabes de cette région dominée par les Ottomans en arrivent progressivement à considérer les Turcs comme indignes de défendre l’islam. Les intellectuels arabes sont particulièrement prolifiques au Liban et en Syrie. Il parle dans son journal d’un patriotisme arabe, non sectaire et laïque. Il réclame la séparation de la religion et de l’État, en déclarant que l’amour de la patrie est foi. Il s’agit donc d’un nationalisme avant tout culturel et moderniste. Les premiers nationalistes ne revendiquaient pas la création d’un État-nation, mais plutôt l’existence d’une nation arabe culturelle. Des cheikhs religieux accompagneront cette politique de réforme.

L’idée de laïcité a fait une timide apparition sous le règne de Mehemet Ali et sous Ismaïl Pacha, des cheikhs musulmans estiment qu’il faut concilier la modernité et les valeurs fondamentales de l’islam. C’est dans ce contexte de défiance à l’égard du pouvoir ottoman, qu’un congrès de notables, avec à leur tête l’émir Abdelkader al-Jazaïri se réunit à Damas. En pleine guerre russo-turque de 1877-1878, ils défendent l’idée de l’indépendance du vilayet de Syrie sans remettre en cause l’autorité du Calife sur leur pays. Oumma islamiya- est peu à peu abandonné au profit d’un nationalisme strictement arabe.

La France est certainement pour quelque chose dans la politisation des demandes arabes. C’était dans cette ville que la majorité des arabes étudiaient. Le courant nationaliste se divise alors en deux camps, le premier pro-occidental, majoritairement composé de syriens et de libanais, et le second représenté par des officiers pro-turcs influencés par les Jeunes Turcs. La plupart de ces officiers étaient irakiens et égyptiens. Tigre et de l’Euphrate jusqu’à l’isthme de Suez, et depuis la Méditerranée jusqu’à la mer d’Oman.

Il sera gouverné par une monarchie constitutionnelle et libérale d’un sultan arabe. Il évite soigneusement d’intégrer le Maghreb dans son livre pour ne pas se mettre à dos le pouvoir français le soutenant. En 1904, il crée sur le modèle des ligues patriotiques françaises, la Ligue de la patrie arabe, et de 1907 à 1908 il édite un journal mensuel, l’Indépendance arabe. Dans le même temps beaucoup d’autres arabes témoignent leur attachement à la nation, comme Ibrahim al-Yazigi qui fait circuler une chanson,  Arabes, libérez-vous. Elle est rapidement dénoncée et dissoute par le régime ottoman.

Avec la Première Guerre mondiale qui éclate, le gouvernement nationaliste Jeunes-Turcs ne tolère plus d’opposition. Aziz el-Masri, fondateur d’Al-Ahd est accusé d’intelligence avec l’ennemi et condamné à mort. Les nationalistes arabes s’éloignent des Turcs et se rapprochent de la France. Le prince Fayçal se rend à Damas afin de rencontrer des dirigeants nationalistes pour évaluer les chances d’un soulèvement arabe contre l’occupant ottoman. Un texte spécifiant les conditions pour lesquelles les Arabes pourraient entrer en guerre aux côtés des alliés est rédigé. Le texte fixe pour la seconde fois les limites du nouveau territoire arabe. Pour ne pas s’attirer l’hostilité des Français et des Britanniques, l’Égypte et le Maghreb ne font pas partie de ce nouveau territoire.