Joseph Crassous de Médeuil : Marchand, officier de la Marine royale et négrier PDF

Un navire négrier était un navire de transport qui, pour une partie de son temps, transportait des esclaves noirs. En général, il s’agissait de joseph Crassous de Médeuil : Marchand, officier de la Marine royale et négrier PDF des Africains vers les côtes nord ou sud américaines. Ce transport d’esclaves était une partie du commerce triangulaire.


Joseph Crassous de Médeuil est né à La Rochelle le 23 octobre 1741. Ce fils d’un Notaire Royal, issu d’une famille où l’on est juriste depuis plusieurs générations, décide à l’âge de treize ans de prendre  » l’état de marin « . Commence alors pour lui une aventure qui va le mener, pendant plus de quarante années, sur tous les océans et les mers du monde. Il participe à la plupart des expériences maritimes qu’offre cette deuxième moitié du XVIIIe siècle. Tour à tour marchand, officier de la Marine royale, négrier à partir des côtes de l’Afrique orientale, il prend de surcroît une part active dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Cette carrière mouvementée, entre bonheurs et désastres, s’arrête brusquement en 1793. Révolutionnaire convaincu, il est néanmoins condamné à mort, le huit Frimaire de l’an II, par le tribunal criminel extraordinaire de Rochefort, pour avoir participé à la  » trahison de Toulon «  ». Il est exécuté dès le lendemain, place de la Liberté… S’appuyant sur des sources d’une exceptionnelle richesse – les carnets de bord, les notes et la correspondance de Crassous de Médeuil -, ce livre retrace ses activités de marin, ses expéditions, les rencontres qu’il fait d’hommes proches et de peuplades lointaines. Il donne à voir le rapport à la politique de ce témoin de son temps, tiraillé entre la haine et l’amour que lui inspire la société où il vit. Semblable à celles qu’on peut lire dans les grands romans historiques, tant y abondent péripéties et rebondissements, la destinée de Joseph Crassous de Médeuil fut cependant bien la vie d’un capitaine du XVIIIe siècle. Un parmi tant d’autres.

Il n’existe pas de navire de type négrier, ni de modèle spécifique de navire. C’est un navire de commerce banal. Simplement, il transporte une cargaison d’esclaves une partie de son temps. C’est dire que l’on va trouver tous les types imaginables de navires. Si les tailles seront généralement moyennes, voire petites, alors on trouvera des barques, des goélettes, des bricks, jusqu’à d’anciens navires de guerre réformés ou pris en location. Une raison pour ce choix peut être trouvée dans les conditions de navigation sur les côtes africaines. Il faut pouvoir s’approcher au plus près de la côte, voire pouvoir pénétrer l’embouchure des fleuves.

Comme il s’agit d’un navire de commerce banal, il n’y a pas de modification particulière à prendre en compte. Pas besoin d’un bateau neuf, on considère même que déjà usagé, il suffira pour l’usage auquel il est destiné. Cependant, il faut qu’il puisse entasser dans sa cale les esclaves qu’il entend transporter. Il faut donc avoir un entrepont. Au besoin, il sera nécessaire de le construire, ou de rajouter des gaillards. La cargaison comprend en premier lieu 400 à 450 barriques, nécessaires pour plusieurs centaines de personnes pour une durée de 2 mois de mer au moins. En admettant un navire de 45 marins et 600 esclaves, c’est un peu plus de 145 000 litres qu’il faut stocker pour 75 jours de mer.

On imagine l’importance qu’aura le tonnelier à bord et celle des travaux de manutention journalière. D’autant que l’eau se conserve mal, à bord. 8 ou 6 jours à se dissiper. Elle reste dans sa nouvelle pureté 3 semaines ou 20 jours. Sa rousseur la reprend, mais moins forte que la première fois. En plus, on chargera 10 barils de bœuf, 10 quarts de lard, huile, beurre, morue, des légumes.