L’église des individus : Un parcours théologique à travers l’individualisme contemporain PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le catholicisme social est un courant de pensée qui a été à l’origine de très nombreuses créations. Seconde Guerre mondiale ne posent la question de sa place et de son avenir dans une société de plus en plus sécularisée et l’église des individus : Un parcours théologique à travers l’individualisme contemporain PDF un monde où de nouvelles problématiques sont apparues. Adhésion ou opposition à la Révolution nationale ?


Cet important travail de recherche traite des défis que l’individualisation à l’œuvre dans la société occidentale pose aux Eglises, dont les structures sont essentiellement communautaires. Tout d’abord, le livre évalue les caractéristiques de l’individualisme religieux du point de vue sociologique. Puis, Inspiré par l’approche socio-généalogique de CharlesTaylor, il retrace quelques grandes étapes de son développement dans l’histoire des idées, notamment dans la pensée de John Locke. Après un passage consacré à la spécificité du « Je » dans le Nouveau Testament, il met en discussion les conceptions de l’individu que le théologien Rudolf Bultmann et le philosophe Emmanuel Levinas ont chacun développées dans leur pensée respective. Cette comparaison, qui représente le cœur et une des grandes originalités de cette recherche, se termine par une réflexion sur la communauté chrétienne appelée à relier l’Eglise et l’individu dans une corrélation prometteuse

Le spectacle de la misère ouvrière a amené un certain nombre de personnalités catholiques à réfléchir sur un projet global de société qui donne réponse à la question sociale. Ces chrétiens vont élaborer des théories mais aussi proposer des mesures concrètes et des actions à entreprendre. Dès les années 1820, sous la Restauration puis sous la Monarchie de Juillet, les structures économiques et sociales de la France ne sont pas encore profondément modifiées par l’industrialisation. Le contexte, pour l’Église de France, est encore celui du traumatisme de la Révolution : elle est tournée essentiellement vers une reconstruction interne.

Mais ses cadres sont vieillis et divisés, ses fidèles, peu nombreux et peu croyants. La minorité de catholiques qui s’intéresse alors à la question ouvrière, est dispersée et provient de multiples horizons qu’on peut classer en deux courants de pensée politiques différents. Société d’Économie charitable  se détache comme chef de file du mouvement catholique social des milieux légitimistes. Tous ces catholiques dits libéraux,  qu’ils voient dans les libertés de 89 un fait irréversible ou qu’ils les jugent porteuses de valeur, ont en commun le refus de l’autorité sans partage, l’attachement aux règles du droit, la méfiance envers un État dont les institutions représentatives et les corps intermédiaires ne limitent pas le pouvoir. Ils se rapprochent du peuple, ont conscience de ses besoins. Entre ce catholicisme libéral et ce qui sera véritablement le catholicisme social, Ozanam fait le lien et en ce sens joue un rôle essentiel. C’est surtout dans ses articles pour l’Ère nouvelle, le journal fondé par Henry Maret, de Coux et Lacordaire entre 1848 et 1850, qu’il précise certaines de ses idées, dénonce avec force  ceux qui ont trop  alors que le plus grand nombre n’a rien.