L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, suivi d’autres essais PDF

L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, de Max Weber, est une des œuvres fondatrices de la sociologie moderne. Max Weber en donnera une seconde édition révisée, marquée par un nombre important d’ajouts en 1920, en la publiant en tête de ses Gesammelte Aufsätze zur Religionssoziologie. L’œuvre ne fut traduite en français qu’en 1964. D’après Weber, la Réforme protestante l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, suivi d’autres essais PDF à l’origine de l’éthique du travail du capitalisme.


De toute l’œuvre de Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme est sans doute l’ouvrage le plus cité et le plus commenté. Est-ce pour autant que ce  » classique  » de la sociologie est lu et travaillé pour ce qu’il est, soit une contribution fondamentale à l’analyse de la genèse du capitalisme moderne ? En proposant au lecteur francophone une édition scientifique de cette étude, qui rassemble, en outre, une série de textes jusque-là inédits en français et propres à en expliciter le sens – les  » Anticritiques « , dans lesquelles Weber répond longuement aux objections qui lui avaient été faites, mais aussi la première version de l’étude sur lessectes protestantes américaines – et cela dans une traduction qui se veut scrupuleusement attentive à la richesse et à la subtilité de l’analyse wébérienne, Jean-Pierre Grossein donne la possibilité d’une lecture nouvelle de ce grand texte, lequel peut encore nous aider à approcher les questions les plus vitales qui travaillent nos sociétés contemporaines. Un appareil critique important et une présentation à la fois historique et analytique font de cette édition l’indispensable outil de travail pour accéder à une œuvre aujourd’hui  » canonique « .

Certaines familles, villes et régions étaient déjà riches avant la réforme protestante. Elles se tournèrent plus tôt vers les Églises réformées. L’essai est divisé en deux parties. La notion de Beruf, à la fois métier et vocation, chez Luther. Les fondements religieux de l’ascétisme séculier. L’avant-propos ne se trouve que dans la deuxième édition de 1920.

Allemagne, Weber émet des hypothèses qui expliqueraient ces différences. Ce sont précisément ceux qui, de par leur religion sont le plus détachés du monde qui mettent le plus d’ardeur à poursuivre le but de l’enrichissement terrestre comme c’est le cas des quakers et les mennonites. Ensuite, Weber démontre pourquoi la foi est la source de leurs actes et non pas un détail aléatoire. Le gain est devenu la fin que l’homme se propose, il ne lui est plus subordonné comme moyen de satisfaire ses besoins matériels. Ainsi le choix des tisserands ne se fait plus de façon aléatoire mais suivant des critères rigoureux.

Un contact direct et régulier avec les acheteurs est créé et la production est adaptée à leurs demandes. Une nouvelle rigueur est exigée dans le monde du travail. L’origine de l’esprit capitaliste ne se trouve pas dans des idées de réforme de la culture et de la société mais exclusivement dans un souci de salut des âmes. Dans la deuxième partie de l’œuvre, Weber démontre la validité de son hypothèse que  l’esprit  du capitalisme est issu de motifs religieux. L’oisiveté est le plus grand des péchés. Le travail est le signe d’être dans la grâce de Dieu. En 1964, juste après la publication de la traduction de l’ouvrage en France, Jacques Ellul écrit : « Weber montre bien que parler de rationalité n’explique au fond pas grand chose, car la rationalité ne vient pas de l’influence d’une philosophie à laquelle on adhérerait par conviction intellectuelle.

Bassin méditerranéen, plus précisément dans les grandes villes italiennes catholiques, et s’il s’est déplacé vers l’Europe du Nord pour se développer ensuite partout dans le monde, c’est uniquement à la faveur des marchands. En 1993, dans The Catholic Ethic and the Spirit of Capitalism, l’économiste catholique Michael Novak fait valoir que la doctrine sociale de l’Église n’est pas directement opposée au capitalisme en tant que tel, mais seulement aux abus de pouvoir et d’intérêt liés à la richesse. En 1999, Luc Boltanski et Eve Chiapello publient Le nouvel esprit du capitalisme, en référence directe à l’ouvrage de Weber. 20 de l’édition du livre de Max Weber en format . Jean-Marie Tremblay, disponible sur le site de l’UQAC.