L’Agenda Icare PDF

Influencé par Le Futurisme, Mandelbrot, M. Il est l’un des signataires du « Manifeste Fractaliste ». Dans les années 1970, au tout début de l’Agenda Icare PDF recherche picturale, Jean Claude Meynard s’inscrit dans le courant de l’hyperréalisme. D’autre part, ses toiles hyperréalistes ne sont pas des constats photographiques mais des constructions géométriques faites d’une surabondance d’éléments visuels qui remettent en cause nos habitudes de perception.


Sud de la péninsule arabique, sultanat d’Oman. Des fanatiques ont pris d’assaut l’ambassade des États-Unis, puis l’occupent. Des otages sont exécutés.
Washington. Alors qu’au sommet de l’État, la tension est extrême, un jeune membre du Congrès fait entendre sa voix. Il connaît très bien le Proche-Orient. Il a un plan. Il est prêt à mener à bien une mission quasi suicidaire. Sa seule exigence : l’anonymat absolu. Le Département d’État accepte. Son nom de code sera Icare.
Un an après, son identité et ses faits d’armes sont révélés au monde entier…

La composition est dépourvue de hiérarchie et de centre focal. Les détails sont figurés au même niveau de réalité, et le près et le loin ont la même focale. Meynard évolue, ses représentations du réel, sans rien perdre de leur précision, se brouillent, se floutent, avec des effets de cadrage et de composition proches de l’art cinématographique. Schizophrénie » « Le Jeu » dont la toile emblématique est le portrait de  » Marcel Duchamp en Joueur d’Echec « . Les catalogues décrivent son travail comme proche du mouvement de la Figuration Narrative au sens où les thèmes de ses œuvres se rattachent le plus souvent aux scènes du quotidien et de la société de consommation. Les recherches picturales de Meynard, à partir des années 80, s’orientent vers un décryptage du réel en dehors de tout narration ou arrière-plan descriptif.

Pour organiser ses toiles, l’artiste crée une géométrie de droites, de courbes et de lignes indéterminées comme dans ses séries « Corps et Graphiques » ou  » Héros-Dynamisme ». Meynard expose sa série Corps et Âmes consacrée à la fragilité de l’identité humaine représentée par des corps qui perdent leurs contours, leur ligne organique ou bien se dédoublent, le dessin et couleur étant dissociés. Dans sa série suivante : Scribes et pharaons, l’anthropomorphisme des corps s’efface pour faire place à une composition fragmentée, un entrelacs de structures. C’est en cela que Meynard annonce une nouvelle géométrie. Après avoir exploré les composantes fractales avec les outils classiques de la peinture Meynard construit des œuvres en reliefs et volumes. En avril 2001, lors de l’exposition Les Infinis avec Joël Stein à Paris à la galerie Lavignes-Bastille, Meynard présente des œuvres qui montrent la genèse des objets fractals.

Prenant, comme matrice, son propre visage, il en fait un traitement fractal. Meynard y présente ses univers fractals en recomposant les salles du Musée et de la Maison des Arts avec ses propres tableaux, comme en 2006 à la galerie Maretti Arte Monaco où il mènera le processus d’expansion fractale encore plus loin. Ses œuvres, démultipliées sous forme de sérigraphies seront imprimées sur les murs et les espaces environnants jusqu’à la rue. 2006 Meynard entreprend de vastes installations qu’il nomme :  Demeures Fractales . Au cœur de cette déstructuration organisée, il insère des tableaux, des sculptures, des reliefs et architectures numériques, comme d’autres espaces possibles, d’autres imaginaires qui se font échos et font échos à l’ensemble.

Dans ces demeures fractales, l’unique repère est une silhouette humaine : une présence circulante dans la complexité, prise et déprise dans les réseaux – un visuel de l’interdépendance de l’homme et de l’espace. Dans la série des Demeures Fractales, en 2007 il travaille particulièrement sur une des figures de la complexité :  Babel  du nom de la tour mythique. Robert Bonaccorsi écrit à ce sujet :  Meynard s’empare du mythe de Babel pour l’insérer dans sa propre vision du monde. Appartenant à la série des Babels, la sculpture  » World  » en est la représentation la plus emblématique: sphère monumentale, son corps est entièrement constitué de silhouettes humaines solidaires. Elle évoque, dans son concept et sa construction, une immense boussole dont le seul et unique point cardinal est l’Homme. Les grands cycles de l’artiste sont présentés en dehors de toute chronologie sous l’intitulé :   Babel, la Géométrie des Enigmes – De l’Hyperréalisme au Fractal – , de façon à mettre en lumière les correspondances et les échos visuels qui parcourent toute l’œuvre. Ainsi, le critique italien, Giancarlo Pagliasso écrit en 2011 :  le nec plus ultra de l’exposition réside dans la suggestion d’hybridations que Meynard proposent aux spectateurs, et à lui-même, comme une troisième étape possible dans sa création.