L’Aide-mémoire des troubles du langage et de la communication : L’orthophonie à tous les âges de la vie (Psychologie) PDF

Description de l’image Red House School English class. On parle de dyslexie pour distinguer le trouble l’Aide-mémoire des troubles du langage et de la communication : L’orthophonie à tous les âges de la vie (Psychologie) PDF la lecture en général et plus récemment un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture qui tend à être rapporté à une cause physiologique. La dyslexie est un trouble dont les causes ne sont pas suffisamment éclaircies et qui fait l’objet de nombreuses études et débats.


Les troubles du langage et de la communication affectent autant l’organisation psychique que les capacités de socialisation de l’individu. Ils concernent tous les âges de la vie et se présentent sous des formes et des niveaux de gravité variés: bégaiement, dyslexie, aphasie, autisme, alzheimer… Cet aide-mémoire est une invitation pour les professionnels à comprendre ces différentes pathologies et  à leur fournir des pistes théoriques et pratiques adaptées aux contingences de leur domaine.

Dans ce contexte, définir et diagnostiquer précisément la dyslexie reste un sujet de controverse. La dyslexie est reconnue comme un handicap par l’OMS depuis 1993. L’OMS avait depuis les années 1980 développé une approche environnementale du handicap. Les critères de définition, d’inclusion ou d’exclusion restent discutés. Entretemps, en 1929, le neurologue Samuel T. Orton distingue des dyslexies acquises à la suite d’une lésion cérébrale, chez des personnes qui lisaient tout à fait normalement avant cette atteinte du système nerveux central.

Les enfants témoins activent des aires précises du cortex gauche, ainsi qu’une zone frontale impliquée dans le langage, là aussi à gauche. Certains facteurs environnementaux influencent les taux de dyslexie. L’environnement linguistique désigne notamment la langue parlée, car les langues à plus forte transparence orthographique sont moins handicapantes. On définit ainsi un trouble de l’apprentissage dont les mécanismes seraient internes, physiologique, cognitif, mais qui restent néanmoins sensible à l’environnement. Diagnostiquer  c’est identifier le trouble, en précisant le caractère spécifique et la sévérité de celui-ci.

De son côté, l’INPES explique ainsi que  La démarche diagnostique s’appuie sur un bilan complet à la recherche de troubles  dys , mais aussi de troubles auditifs, visuels, etc. Ce bilan sert également à préciser la nature et l’intensité du trouble. Ainsi les critères exacts sont formulés différemment selon les sources et les dates alors que la dénomination même évolue. DSM-5 utilise le terme de  trouble d’apprentissage  en considérant qu’il appartient à la fois au domaine de l’éducation et de la psychologie.

QI doit se faire avec des tests administrés individuellement et standardisés en fonction de la culture et du système scolaire de l’enfant. La note obtenue aux épreuves, administrées individuellement, se situe à au moins deux écarts-types en dessous du niveau escompté, compte tenu de l’âge chronologique et du QI. Le trouble interfère de façon significative avec les performances scolaires ou les activités de la vie courante. Le trouble ne résulte pas directement d’un déficit sensoriel. La scolarisation s’effectue dans les normes habituelles.

Ces problèmes d’apprentissage doivent interférer de manière significative avec la réussite scolaire ou avec les activités de la vie courante liées à la lecture, le calcul ou l’écriture. Critère majeur  clé  des TSA : la persistance depuis au moins six mois d’un des 6 symptômes des TSA en dépit d’une prise en charge individualisée et d’une adaptation pédagogique ciblée. L’évaluation se fait en deux temps : elle doit comprendre un  bilan diagnostic  suivi d’un second  bilan pour intervention , déterminant l’aide  spécifique  à apporter à l’élève. Le bilan diagnostic comporte des mesures quantifiables des difficultés académiques, montrant que le niveau atteint est en dessous du niveau attendu compte tenu de l’âge, retentissant sur la réussite scolaire et la vie quotidienne. L’âge auquel se manifestent les TSA peut être variable, le plus souvent à l’école primaire mais les TSA peuvent ne se manifester pleinement qu’à l’adolescence. Généralement associée à des déficiences intellectuelles, cette distinction n’est généralement pas jugée pertinente, ni conforme aux critères de définitions modernes de la dyslexie développementale. Les mots irréguliers sont lus comme des mots réguliers et sont difficiles à orthographier.

Des troubles de la mémoire à court terme lui sont associés avec la présence de troubles du langage. Des chercheurs ont identifié des corrélations entre la dyslexie et des mécanismes divers, allant du linguistique au biologique, en passant par tout ce qui intervient entre le langage et son traitement par le cerveau. S’il n’existe pas de consensus sur ce que pourrait être une éventuelle cause de la dyslexie, il en existe sur l’existence de singularités dans le fonctionnement des dyslexiques observées par l’imagerie cérébrale ainsi que sur la présence de facteurs aggravants identifiés statistiquement. Comme le français, l’anglais n’est pas une langue transparente donc il n’y a pas de logique globale et réversible ce qui est un facteur aggravant du handicap dyslexique.

De ce point de vue, la difficulté réside dans la nécessité d’intégrer des données globalement paradoxales lorsqu’elles sont traitées conjointement sur ces deux plans. Les aires cérébrales verbales du cerveau, situées à gauche, ont plutôt tendance à indexer chaque nouvelle donnée indépendamment les unes des autres, elles ne sont donc pas sensibles aux incohérences globales des signes linguistiques. On observe ainsi un traitement cérébral non pas moindre mais autre, inapproprié aux singularités linguistiques des langues contenant des paradoxes dans les correspondances visuelle et auditive, ce qui rejoint les déductions faites à partir de la linguistique. Le fonctionnement neurologique associé à la dyslexie a un caractère universel, avec un même pourcentage de personnes concernées quelle que soit la langue d’origine de l’individu.

Un mot qui peut être rattaché à un élément concret sera plus facilement lu qu’un mot qui renvoie à une abstraction, ce qui renvoie encore à la notion de traitement plus global, ou diffus. Un défaut de fonctionnement des aires verbales du cerveau situé dans le cerveau gauche, est donc recherché chez les dyslexiques. Mais les aires cérébrales négligées par les dyslexiques peuvent aussi être réactivées par la rééducation, car le fonctionnement cérébral peut évoluer, on parle de plasticité neuronale. On a ainsi observé une meilleure activation des aires cérébrales du verbal, comme le cortex tempo-pariétal gauche, après un processus de remédiation centré sur les processus auditifs et l’entraînement au langage oral.

Les personnes qui seraient touchées par cette forme de dyslexie n’auraient pas la faculté d’identifier simultanément le même nombre de lettres que les personnes non atteintes. Plusieurs équipes scientifiques ont affirmé avoir découvert le gène de la dyslexie. Elle se déroule pendant le développement de l’embryon. Un projet de recherche a été lancé en septembre 2006 pour trouver des réponses sur ce sujet. Les participants sont l’INSERM, le CNRS et l’institut Pasteur. Ce qui entraînerait des difficultés dans la correspondance graphèmes en phonèmes.

Pour résoudre ce problème, Ronald Dell Davis défend avoir une solution particulièrement efficace, utiliser la subjectivité spatiale. Sa méthode consiste à demander au dyslexique de circuler en pensée dans l’espace réel qui l’entoure, comme une caméra extérieure à lui-même, puis de revenir se placer au niveau de sa propre tête. Il recrée ainsi en représentation visuelle la subjectivité implicite des logiques verbales rarement explicitée, mais indispensable pour définir ce qui est juste. Françoise Dolto rapporte un exemple de dyslexie acquise collective lors de l’évacuation des jeunes Parisiens, loin de la capitale, avec leurs institutrices. Selon cette approche, le symbole demanderait, pour être facilement assimilé, d’avoir une construction psychologique proche de celle qui l’a engendré. Il serait lié à une représentation subjective du monde en général, et donc du schéma familial constitutif en particulier.