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Le mot a progressivement glissé vers d’autres domaines que le cinéma, même s’il y est souvent employé entre guillemets. Ainsi, on le trouve aujourd’hui régulièrement dans des articles concernant les ventes de livres ou le sport. Peu à peu, il passe aussi dans l’anglicisme voilà l’ennemi PDF langage courant. Certains vont jusqu’à penser que ce glissement de langage induit l’intégration par le grand public des valeurs financières qui régissent la société dans laquelle nous vivons.


Quelqu’un, Jean-Jacques Rousseau je crois, a dit que les pires ennemis de la langue sont les puristes. Est-ce là une grande vérité ou un simple paradoxe ? Je ne saurais le dire ; mais comme je ne veux nullement passer pour l’ennemi de ce que les Canadiens ont de plus précieux après leur foi, je me garderai bien d’assumer le titre de puriste auquel, du reste, je n’ai aucun droit.

Ce cas reste toutefois une exception. Selon la sémiologue Mariette Darrigrand, le mot a été importé en France par les acteurs américains parlant de leur carrière, passant ensuite aux acteurs français. Il se prononce d’ailleurs à l’américaine. En 2009, La Libre Belgique consacre un article à ce mot.

Ceci est lié aux différences des systèmes de financement entre ces cinématographies. Natalie Portman, oscarisée en 2011, est l’actrice la plus bankable du monde en 2012 selon Forbes. Lorsqu’on parle du cinéma américain, un acteur ou un réalisateur bankable est un acteur, ou réalisateur, rentable, qui permet un bon retour sur investissement. Kristen Stewart et Robert Pattinson en haut de la liste de Forbes des acteurs les plus bankables. Le classement de Forbes prend en compte les trois derniers films de chaque acteur ou actrice en tant que premier rôle.

Si un acteur joue dans un film qui marche, on part du principe que ses autres films ont de bonnes chances de rencontrer également le succès. Ainsi le film Baby-Sittor, avec Vin Diesel, rapportant plus de 100 millions de dollars de recettes aux États-Unis a selon le site Critikat. La définition du terme est un peu différente lorsqu’il est appliqué au cinéma français, à cause du système de financement spécifique de ce dernier. En effet, il s’appuie en grande partie sur l’obligation qu’ont les chaînes de télévision de coproduire des films et de les diffuser par la suite.