L’art religieux : abbayes, églises et cathedrales PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le droit héraldique de l’Église catholique est fondé sur l’ordre hiérarchique de sa constitution. La l’art religieux : abbayes, églises et cathedrales PDF ne joue aucun rôle décisif.


Au début de l’héraldique, le port des armes était inséparable de la guerre et du tournoi. C’est surtout l’emploi du blason dans les sceaux qui l’a mis en vogue au sein de l’Église. Il y eut néanmoins au début une hésitation marquée pour l’attribution d’armoiries aux ecclésiastiques. Dans l’armorial zurichois, Zurchër Wappenrole de 1240, on trouve 27 armoiries de prélats, mais elle ne figurent pas encore sur des écus de modèle courant, mais sur des bannières. Quelques années après l’établissement de l’armorial zurichois, le Codex Seffken dit Wappenbuch von den Ersten représente les armoiries des évêchés avec heaume et écu.

L’usage des armoiries s’était si largement répandu dans la vie civile, que personne ne pouvaient plus se formaliser de voir les ecclésiastiques l’adopter à leur tour. Il devint très vite général dans le clergé. Miles de Nanteuil 1222, Robert de Cressonsart 1240 et Guillaume de Gretz 1261, évêques de Beauvais, utilisent les armoiries de leur évêché. Le blason, au sens restreint d’emblèmes représentés sur l’écu, représente des personnes physiques ou juridiques. Pour représenter les dignités ecclésiastiques, l’art héraldique se sert d’ornements et d’insignes liturgiques, et notamment de coiffures, comme le fait l’héraldique laïque qui emploie, comme timbres, des casques, des couronnes et des toques. Ces insignes sont toujours en usage. L’insigne héraldique ecclésiastique le plus commun est le chapeau avec sa cordelière.