L’entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste ? PDF

Les contributeurs sont tenus de ne pas participer à une guerre d’édition sous peine de blocage. Milton Friedman a inauguré une pensée économique d’inspiration l’entreprise néo-libérale, nouvelle utopie capitaliste ? PDF dont les prescriptions s’opposent de front à celle du keynésianisme. Ses idées se diffusèrent progressivement et furent prises en compte par les milieux politiques dans les années 1980, influençant profondément les mouvements conservateurs et libertariens américains. Rahway en 1928, peu après son seizième anniversaire.


Comment fonctionnent donc les entreprises du  » nouveau modèle productif  » ?  » Retour de l’éthique  » ou  » horreur économique  » ? Confiance ou  » downsizing  » ? Communication et coopération entre individus autonomes, ou flexibilisation forcenée ? Face aux multiples diagnostics contradictoires sur l’entreprise post-fordiste, cet ouvrage apporte un double éclairage. D’abord celui des faits à travers de nombreuses études de cas et surtout des enquêtes statistiques approfondies, auxquelles l’auteur a contribué. Le modèle qui apparaît au long de ces travaux comme aujourd’hui dominant – celui de  » l’autonomie contrôlée  » – n’avait pas été prévu par les spécialistes. D’où le nécessaire détour par l’éclairage théorique. S’appuyant sur deux auteurs majeurs – Burawoy et Habermas -, Thomas Coutrot propose une vision profondément renouvelée de l’entreprise, qui intègre les principaux acquis de la sociologie industrielle et de la gestion dans une vision historique et dynamique des systèmes productifs. Emerge alors une hypothèse d’une importance décisive : nous sommes en train de basculer dans une nouvelle ère, celle de la firme néo-libérale. Le capital y réussit le tour de force de marier la coercition et la coopération. Coercition via la pression fantastique qu’exercent simultanément le chômage, la précarité et surtout les marchés financiers dérégulés, nouveaux maîtres du jeu. Coopération car il n’y a pas d’autre moyen, pour les salariés soumis à ces pressions, de donner le meilleur d’eux-mêmes, individuellement et collectivement. Pour autant, comme le montre l’auteur, ce régime de croissance est loin d’être le meilleur possible. Et il plaide pour un ordre productif humainement et écologiquement plus acceptable, donc économiquement plus efficace. Par l’originalité des expériences d’entreprise qu’il présente, par la qualité de l’analyse critique qu’il propose, ce livre constitue un outil de référence qui sera particulièrement utile aux praticiens de la gestion comme aux étudiants en sciences économiques et gestion.

Il se spécialise en mathématiques et se destine à la profession d’actuaire avant d’abandonner cette idée pour se tourner vers l’économie pure. Rutgers, toujours boursier, il étudie l’économie à l’université de Chicago où il obtient un master en 1933. En 1935, ne trouvant pas d’emploi dans une université, Friedman se rend à Washington où les programmes lancés par Roosevelt offrent un débouché pour les économistes. En cela, on peut voir les prémices de ses futures idées sur les contrôles des prix qui fausse la fixation des prix par le mécanisme de la rencontre entre l’offre et la demande.

En 1935, il rejoint le National Resources Committee qui travaille alors sur une large étude de la consommation. Il tirera de ce travail une partie des idées qu’il développa dans sa Théorie de la fonction de consommation. De 1941 à 1943 il travaille comme conseiller auprès du Département du Trésor des États-Unis sur la question des taxes pour financer l’effort de guerre. En 1943, il rejoint l’université Columbia où il travailla pendant le reste de la guerre comme statisticien. En 1945, il rend à Columbia sa thèse de doctorat, un travail effectué sous la direction de Simon Kuznets et intitulé Incomes from Independent Professional Practice.

La même année, naît son deuxième enfant, David Friedman, qui suivra lui aussi des études scientifiques avant de devenir économiste, membre du courant anarcho-capitaliste. En 1946, Friedman accepte un poste de professeur d’économie à l’université de Chicago, poste libéré à la suite du départ de Jacob Viner pour l’université Princeton. Il passe une partie des années 1950 à Paris, où il assiste les administrateurs américains du Plan Marshall. Friedman passa l’année académique 1954-1955 comme professeur invité au Gonville and Caius College de Cambridge. 1956, les idées monétaristes acquièrent plus d’importance dans le débat économique, mais restent minoritaires. Il devient connu du grand public avec son ouvrage publié en 1962, intitulé  Capitalisme et liberté , dans lequel il se livre à une défense du capitalisme, à une critique du New Deal et de l’État-providence qui émergeait. 1964, Barry Goldwater, très marqué par ses positions conservatrices.

Deux ans plus tard, il écrit pour la première fois une chronique économique dans le magazine Newsweek, prenant la suite d’Henry Hazlitt. Une semaine sur deux il écrivait dans le journal, en alternance avec Paul Samuelson. Par ces articles, il touchera largement la population américaine, jusqu’en 1983 où il y met fin. 1960 il devient conseiller du président Richard Nixon, qui ne suivra cependant que très partiellement ses conseils au cours de sa présidence.

En 1969 il est nommé dans la commission chargée de réfléchir sur l’avenir du service militaire, dans laquelle il prend fortement parti pour un service fondé uniquement sur le volontariat. La conscription sera abolie en 1973. Depuis 1956, il donne des cours à l’université de Chicago à des étudiants en économie de l’Université pontificale catholique du Chili dans le cadre d’un accord signé entre les deux universités. Dans le contexte de la stagflation anglaise à partir de 1968 et américaine dans les années 1970, ses idées monétaristes s’imposent alors que le keynésianisme dominant jusqu’alors perd sa domination. Pendant cette période, il dirige les thèses de doctorat de Gary Becker ou de Thomas Sowell.

L’année suivante, âgé de 65 ans, il prend sa retraite de l’université de Chicago dans laquelle il avait enseigné trente ans. Il déménage alors avec sa femme à San Francisco et rejoint la Hoover Institution à l’université Stanford. En 1977, à l’invitation du Palmer R. Chitester Fund, il commence à travailler sur le projet d’émission télévisée en dix parties pour présenter sa philosophie. Des trois ans de travail que cela nécessite sortira Free to choose, d’abord comme émission, puis comme livre, à chaque fois réalisé ou écrit avec sa femme Rose.